mercredi 11 mars 2015

"LES DIX VALEURS PRIMORDIALES DES INDIENS KOGIS"


Voici les 10 valeurs primordiales des indiens kogis aux « petits frères » du monde moderne…

1) Une mémoire collective:

Ils se racontent leur histoire et ne l’écrivent pas. Ils discutent longuement et prennent des décisions pour le futur en fonction de leurs expériences passées.
Citation Kogis :
« Nous devons apprendre à écouter les anciens, à les respecter comme nous respectons nos enfants, nos épouses. Pour cela, il faut être humble, apprendre à aimer. Les Kogis doivent se respecter et s’aimer: comme ils respectent et aiment la nature. » M.M Dingula.

2) Une forte convivialité:
Les Kogis parlent beaucoup, pour mieux se comprendre, éviter les conflits… Ainsi, leurs relations sociales sont fortes et harmonieuses.
Citation :  » Nous sommes frères, nous sommes égaux entre frères, les jeunes et les anciens. Lorsque nous mangeons, nous ne mangeons pas chacun dans son coin comme les petits frères, c’est trop triste d’être seul. Quand il n’y a pas beaucoup à manger, on partage ce qu’il y a. Il faut toujours essayer d’aider l’autre, l’accompagner pour qu’il soit bien. » Conchacala.

3) Une finalité d’équilibre:
Pour les Kogis, l’équilibre est partout : équilibre de soi, de soi avec les autres et de soi avec le monde et la nature.
Citation :  » Les petits frères ne savent pas ce qui signifie l’idée de justice, d’équilibre. Ils font des trous, ils causent des dégâts partout, ils coupent des arbres, sans savoir, sans comprendre, ils sont aveugles, ils ne voient pas et n’entendent pas, alors les problèmes arrivent. » M.M Dingula

4) Un temps cyclique:
Pour les Kogis, le temps est cyclique. Chaque année, les étapes fondamentales de la vie sont marquées pas un rituel, une cérémonie.
Citation : « Au début, nous sommes petits enfants, peu à peu, nous devenons grands, puis nous finissons par revenir vers la Mère (la Terre) pour mourir… » M.M Dingula

5) L’appartenance à un lieu:
Les Kogis, et tous les peuples racines appartiennent à un lieu et portent cet endroit dans leur coeur.
Citation :  » Pour nous, ce n’est pas simplement un territoire, c’est le coeur du monde, de la vie, c’est comme un corps vivant.. » MM.Dingula

6) Des lois fondés sur le vivant:
Les Kogis vivent en relation permanente avec la nature et le vivant. Leurs lois sociales et politiques sont basées sur l’observation de la nature.
Citation :
« Nous devons écouter les voix de la nature. Si on écoute pas, chacun va de son côtés et sans direction, cela ne peut pas aller. Pour nous, la nature est comme vos livres, tout y est écrit. Essayez de comprendre que la mère terre, c’est la justice, l’équilibre. » MM.Baro

7) Une association des contraires:

Pour les Kogis, il n’y a pas de bien et de mal dans la vie. Mais il y a des principes opposés : le jour et la nuit, le féminin et le masculin, le haut et le bas..

8) Un pouvoir canalisé:
Chez les Kogis, il n’y a pas de « chef » ( c’est pareil dans tous les peuples racines ). Les décisions sont prises tous ensemble, après avoir longuement parlé dans la « Nuhé ».
Citation : « Dans la Nuhé, on peut pas se disputer, on vient pour discuter de choses importantes… » MM.Dingula

9) Une parole partagée en permanence:

C’est la première chose qui frappe quand on arrive chez les Kogis : chacun demande qu’on lui répète notre histoire. La culture orale inspire bien tant leurs activités quotidiennes que leurs rituels sacrés.

10) Une prédominance de l’invisible:

Chez les Kogis, c’est « Aluna », la pensée ou l’énergie qui a crée le « vivant ». Certains enfants sont sélectionnés pour être « Mamu »; leur éducation vise à rentrer en relation avec l’esprit de chaque chose. Lorsque leur enseignement prend fin, le Mamu qui a accompagné son élève prononce alors la phrase rituelle :

« Tu as à voir à travers les montagnes, à travers le coeur des hommes, tu as appris à regarder au-delà des apparences, maintenant tu es un mamu. » MM.Dingula



http://r-eveillez-vous.fr/les-10-valeurs-primordiales-des-indiens-kogis/

 

vendredi 6 mars 2015

"L'INTUITION, FACULTE DU CORPS CAUSAL"


Chaque matin, quand le soleil se lève, dans l’espace limité qu’il éclaire, tout devient visible et précis; nous pouvons nous diriger, observer, faire des recherches. Et quand il se couche, tout s’estompe, nous ne voyons plus ni formes ni couleurs, nous entrons dans l’indifférencié, dans l’illimité de la nuit; face à cet espace infini, un vertige s’empare parfois de nous et notre âme s’envole, elle est attirée par cette immensité sans bornes et tend à se fusionner avec d’autres existences.

Nous faisons quotidiennement cette expérience; le jour et la nuit, la lumière et l’obscurité… pendant le jour, la lumière du soleil, qui nous rend visibles les objets terrestres, éclipse le reste de la création ; pourtant, cet espace où nous ne distinguons rien est peuplé de planètes et de bien d’autres soleils plus grands et plus puissants que celui qui nous éclaire.

Alors, l’important pour nous est de comprendre comment cette alternance du jour et de la nuit se retrouve dans notre monde intérieur.

Le soleil nous donne sa lumière afin que nous puissions étudier, agir et travailler. Il est donc absolument nécessaire à notre évolution. Sans la lumière du soleil, nous n’aurions pas de conscience individuelle, nous nous perdrions dans l’immensité, l’illimité. Le soleil est absolument indispensable pour l’individualisation et pour le développement de la conscience. Et notre intellect est cette faculté qui, comme le soleil, est capable d’éclairer l’espace autour de nous afin que nous puissions voir, étudier et comprendre. L’intellect est notre soleil. Mais ce soleil a ses limites; en nous individualisant, en nous permettant de prendre conscience de notre propre moi, il nous isole, il nous sépare de la véritable réalité qui est l’immensité. C’est pourquoi les hindous disent que l’intellect est l’assassin de la réalité. Il détruit la réalité parce qu’il nous la cache; exactement comme le soleil qui, nous empêchant d’embrasser l’espace infini peuplé de milliers d’autres soleils, nous laisse voir seulement une petite portion de terre.

Le soleil est un symbole extrêmement vaste; en disant qu’il nous cache les immenses richesses de l’univers, je ne considère évidemment qu’une partie de son symbolisme, je veux seulement attirer votre attention sur un aspect de la vie psychique ; par sa lumière le soleil délimite un espace autour de nous, et cette délimitation est nécessaire, indispensable : elle fixe l’espace dans lequel l’intellect doit exercer son activité. Mais l’intellect ne doit pas maintenant prendre la prépondérance sur toutes les autres facultés, comme cela se produit de plus en plus à l’époque actuelle, car tel qu’il est en train de se manifester chez la plupart de nos contemporains, on peut dire qu’il devient un instrument de destruction. Plus il se fie à lui, à la manière dont il aborde les questions et tire des conclusions, plus ils se coupent des créatures visibles et invisibles, plus ils se coupent de la réalité, c’est à dire de la vie.

L’homme doit travailler avec l’intellect, il doit développer son corps mental afin de se manifester en tant qu’individu autonome et maîtriser le monde matériel.

S’il se laisse seulement aller aux impulsions de sa sensibilité, au besoin de vivre en osmose avec les humains et avec l’univers, là aussi, il lui manquera quelque chose. Et c’est d’ailleurs le cas de certains tempéraments mystiques quand ils s’abandonnent seulement au monde nébuleux des sensations et développent uniquement leur corps astral. Evidemment, ils ressentent quelque joies, mais non seulement ils deviennent incapables d’assumer les charges de la vie quotidienne, mais ils sont menacés de grave déséquilibres psychique; lorsque le monde astral n’est pas maîtrisé par le monde mental, c’est la voie ouverte à tous les désordres.

Qu’est-ce qui rend l’intellect tellement précieux ?

C’est sa capacité d’analyser tout ce qui vient de la région inférieure des instincts, des désirs, des convoitises, et de faire un triage afin de ne garder que ce qui est utile et bénéfique pour soi-même et pour les autres. Evidemment, ce n’est pas ainsi que les humains considèrent le rôle de l’intellect. Ils ont surtout compris que cette faculté leur permet d’explorer et d’exploiter la matière, de satisfaire leurs ambitions et leur besoin de domination. C’est pourquoi, jusqu’à maintenant, l’intellect n’a pas beaucoup contribué au véritable progrès de l’humanité. Les machines, les outils, les appareils se perfectionnent, les produits de toutes sortes se multiplient, mais ils ne contribuent pas vraiment à résoudre des problèmes essentiels. Il n’est pas nécessaire d’insister sur ce point, tout le monde est en train de le constater. Et pourquoi cette situation ? Parce que cet intellect, sur lequel on a tellement mis l’accent pour le développer, ne se préoccupe pas tellement du bien des autres; il essaie de se donner l’apparence de l’honnêteté, de la justice, de l’altruisme, et il y arrive car il est très doué pour trouver des arguments, mais ce n’est que l’apparence.

On a longtemps cru que le progrès de l’instruction amènerait le bonheur sur la terre. Eh bien, on voit maintenant de quelle nature est ce bonheur et combien en bénéficient. Il est très utile de faire travailler l’intellect, mais comment et à quoi ?

Voilà la question qu’il faut se poser. L’intellect est surtout devenu une arme redoutable chez certains, parce qu’en même temps que l’instruction, on ne leur a pas inculqué le besoin de développer leurs qualités morales. Or, l’intellect par lui-même n’est pas moral, il est naturellement porté à chercher les moyens de se satisfaire en l’homme que les intérêts les plus égoïstes.

En réalité, l’intellect pourrait jouer un rôle très bénéfique dans la vie morale des humains s’ils savaient mieux comment l’utiliser. Si on étudie les statistiques, on voit que c’est dans les milieux intellectuels qu’on rencontre le plus de personnes fragiles et même déséquilibrées, malades. Car l’usage qu’elles sont habituées à faire de l’intellect ne les protège pas des troubles psychiques; au contraire il contribue à les amplifier. L’intellect est capable d’observer et de réfléchir sur les événements qui se déroulent en nous et autour de nous, mais il n’est pas capable de trouver de véritables solutions. Car l’intellect, ce n’est pas encore l’intelligence, il est trop limité; son champ de vision est trop étroit, trop superficiel.

La véritable intelligence commence au moment où l’homme, ayant appris à lier le corps mental au corps causal devient capable de maîtriser ses pensées et ses sentiments afin de tout utiliser pour son bien et celui du monde entier.

Sinon, il ne peut que se nuire à lui-même et nuire aux autres. Ce n’est qu’après avoir jugulé les forces anarchises des plans astral et mental que l’homme accède à la véritable intelligence. Il ne faut pas s’étonner si certains que l’on considère comme de grands savants, de grands philosophes commettent de grossières erreur ; quand on ne cherche pas à s’élever au-dessus des plans astral et mental pour atteindre le plan causal, on en peut que se tromper.

L’intuition est une vision, une réception instantanée, une saisie immédiate et totale de la réalité. On peut la définir comme une faculté du corps causal.

Dans le plan causal, qui se situe au-delà des plans astral et mental, le sentiment et la pensée sont confondus; il est donc possible, en même temps, de sentir et de comprendre; parce que les humains ne connaissent d’eux-mêmes que les manifestations du corps astral et du corps mental, cette possibilité supérieure de penser et de sentir à la fois leur est fermée. La majorité d’entre eux se débattent, tiraillés entre leur cœur et leur intellect, sans comprendre que la seule façon d’harmoniser ces deux principes psychiques est de développer l’intuition.

L’intuition est en même temps une sensibilité et une intelligence, une sensibilité et une intelligence à un niveau supérieur. Pour arriver jusque-là, le chemin est difficile; celui qui veut développer cette faculté doit non seulement être animé par un haut idéal, mais recevoir d’un maître des notions justes afin de ne pas s’égare ; et il doit aussi avoir une volonté inébranlable, car c’est chaque jour qu’il y a des exercices à faire pour conserver, quoi qu’il arrive, la direction vers le haut.

L’intuition ne peut se manifester chez celui qui accepte de vivre dans la turbulence des émotions et des passions du cœur, ou dans les intrigues, les manigances, les calculs intéressés de l’intellect. Pour y voir clair, il doit mettre de l’ordre dans tout son être, afin de ressembler à la surface d’un lac limpide où le ciel vient se refléter.

Grâce à ses capacités d’observation, de raisonnement, l’intellect nous permet de faire déjà une partie du chemin. Oui, mais arrivé à une certaine limite, il nous abandonne, il est incapable de nous mener plus loin, il nous dit : « c’est une région où je ne peux pas te guider, il est impossible d’aller plus loin ; je t’ai amené jusqu’ici et maintenant c’est à d’autres forces, d’autres facultés, d’autres entités de te conduire ».

L’intellect est l’instrument le plus formidablement utile pour préparer les conditions, déblayer la voie, mettre les choses en place en attendant que l’intuition puisse se manifester.

Il vous aide à surveiller, à contrôler ce qui se passe dans votre tête et dans votre cœur, à éliminer les pensées et les sentiments négatifs, à conserver au contraire les pensées et les sentiments constructifs, bénéfiques, et à décider de les amplifier. Quand vous avez ainsi introduit en vous l’ordre, la clarté, la paix qui sont les conditions indispensable pour entrer en contact avec le ciel, ce sont d’autres courants qui viennent vous prendre pour vous amener jusqu’à la région divine de la lumière infinie et du savoir absolu. Là, d’un seul coup, vous avez des révélations.

Car c’est cela, l’intuition: une étincelle, une lumière projetée, un savoir que l’on capte de l’intérieur, sans pouvoir discerner d’où et comment c’est venu; mais on ressent avec une certitude absolue que c’est ainsi et pas autrement. Les vérités, les connaissances que nous recevons par l’intuition sont sans défaut. C’est comme s’il existait en nous un être dont le regard est capable de pénétrer la réalité des choses et de nous communiquer ce qu’il perçoit, en prenant en considération non seulement les éléments du plan physique, mais tous les éléments invisibles et subtils qui échappent à la compréhension ordinaire. Ainsi, l’intuition est une révélation d’un ordre supérieur à l’intellect; c’est tout le ciel qui vient se refléter sur la surface limpide de notre conscience. Il est bon d’avoir une pratique quotidienne de ce monde de l’intuition.

C’est pourquoi, lorsque vous avez un problème important à résoudre, trouvez un lieu et un moment propices pour vous concentrer. Faites taire les voix discordantes du cœur et de l’intellect, et quand vous avez obtenu le silence, essayez de vous élever très haut par la pensée.

Lorsque vous sentez que vous avez réussi à atteindre un certain point, posez la question qui vous préoccupe et attendez paisiblement; il y aura toujours une réponse. Au début, ce ne sera peut-être qu’une sensation vague, difficile à interpréter, mais ce sera déjà un indice. Alors, n’abandonnez pas, recommencez à vous fier au monde de la lumière, reposez la question… plus vous aurez appris à maîtriser les mouvements des plans astral et mental, plus la réponse que vous recevrez sera claire et précise.

L’intuition est une forme de vision, mais une vision dans laquelle l’intelligence s’allie à la sensibilité pour nous donner la connaissance complète.

C’est en ce sens qu’elle est supérieure à la clairvoyance, car la clairvoyance n’est que la vision du côté objectif, matériel des plans astral et mental. On voit et on est terrifié ou émerveillé, mais ces sensations n’apportent ni la connaissance, ni la compréhension. Tandis qu’avec l’intuition, on ne « voit » peut-être rien, maison comprend les choses beaucoup mieux que si on les voyait, car on les vit, on les sent.

L’intuition est donc supérieure à la clairvoyance, c’est elle qui donne la véritable compréhension de la vie.


Un véritable spiritualiste ne se préoccupe donc pas de ce qu’il peut voir dans les plans astral et mental. Il ne travaille pas pour ça, il passe au-delà, il veut des réponses supérieures.

Quand il aura appris à recevoir des réponses de l’intuition, il pourra essayer de développer la clairvoyance et la clairaudiance. Mais d’abord, il doit viser le but le plus élevé, sinon ces visions, ces images flottantes s’accrocheront à lui et l’empêcheront d’aller plus loin. Oui, il faut le savoir, les mondes astral et mental sont des lieux de troubles, de confusion. Celui qui s’y aventure est harcelé, agrippé par toutes sortes d’existences malsaines dont il n’arrive pas à se dépêtrer pour aller plus haut; il est obligé de s’arrêter en chemin, et c’est une entrave à son évolution.

Donc, tant que vous ne possédez pas les connaissances et les pouvoirs qui permettent d’explorer sans risque ces régions, il est préférable de les traverser rapidement, les yeux fermés, et de concentrer tous vos efforts sur l’intuition.

Il existe de nombreuses méthodes pour développer l’intuition. La plus sûre est de travailler sur la pureté, c’est à dire d’éviter d’avoir des partis pris et d’agir par intérêt.

Plus vous serrez capable de vous montrer ouvert, compréhensif, désintéressé, soucieux de l’épanouissement des autres plus ce qui vous empêche d’y voir clair disparaîtra et vous pourrez connaître enfin les choses et les êtres dans leur réalité.

Omraam Mikhaël Aïvanhov