dimanche 31 juillet 2011

"LE BOUDDHISME CHEMIN DE PAIX"


Par Yukai Sensei

Le Bouddhisme est la voie qui enseigne comment atteindre la paix de l’esprit par le respect de l’éthique et le renoncement aux passions.
Plus nous sommes attentifs à ne pas blesser les autres êtres, en pensées, en paroles et en actes plus nous vivons en harmonie avec notre environnement qui en retour nous inspire positivement.
Plus nous cultivons le contentement pour nous simplifier la vie, plus nous favorisons le recueillement qui apporte le calme intérieur nécessaire pour mener une vie juste.
Par la méditation, nous prenons l’habitude d’observer notre esprit de manière détachée et nous connaissons mieux ce qui nous fait réagir aux circonstances.
Il devient alors plus facile de se libérer de toutes les illusions mentales qui sont la source des désirs, ou des conflits.
Apaiser son esprit et se comprendre soi-même permet de mieux comprendre les autres et de leur pardonner parce que l’on devine que derrière la méchanceté, il y a beaucoup d’immaturité et de la souffrance.

Être bouddhiste c’est méditer sur les trois joyaux.
Méditer signifie se rendre disponible en calmant son esprit pour recevoir une influence spirituelle qui éveille des qualités de sagesse.
Lorsque nous prenons refuge dans les trois joyaux , nous nous connectons sur l’esprit du Bouddha qui descends dans le cœur sous forme de lumière. Il le purifie et agrandit son rayonnement pour que s’ éveille la vision intérieure qui donne une autre compréhension du monde.
Cette méditation est comme une respiration qui fait circuler l’énergie vitale en soi laquelle a tendance à se bloquer quand il y a un choc émotionnel, Aussi pratiquer la méditation est un bon moyen pour préserver sa santé.
Dans un conflit, prendre le temps de respirer profondément plusieurs fois ou quelques minutes permet d’évacuer le surplus d’émotion pour réfléchir à la solution la plus juste pour soi et pour l’autre. Parfois il faut savoir se donner le temps d’une nuit de sommeil avant de réagir.

Être agressif et destructeur est un signe certain d’immaturité qui n’apporte que de la souffrance.

Le Bouddha a dit :" Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle ?"

Il s’agit de couper la réaction en chaîne des mots blessants qui en entraînent d’autres et la respiration-méditation apporte une aide considérable.
Cette pause respiratoire permet de gagner en maturité et de se faire respecter parce que l’autre aussi à le temps de réfléchir à ce qu’il vient de dire.
Cependant il existe des gens particulièrement difficiles à supporter qu’il vaut mieux éviter si c’est possible, c’est parfois la seule façon de se préserver.
Être bouddhiste, c’est cultiver la bonté et la non violence, cela signifie que pour nous le plus important n’est pas de s’affirmer, de gagner dans une polémique mais de préserver la pureté et la noblesse de notre cœur parce que c’est par son intermédiaire que nous communiquons avec le Bouddha pour changer le monde. Si notre cœur se ferme nous sommes comme des enfants perdus.

Face à l’adversité, c’est par notre exemple que nous pouvons édifier les autres et nos adversaires peuvent devenir plus tard nos plus grands amis.

Le bouddhisme est également une école de tolérance parce que nous savons qu’il n’y a pas une vérité unique ni une seule voie de salut mais beaucoup de manières possibles de conceptualiser le monde.

Chaque système de pensée est adapté selon la maturité des consciences.

Dans le bouddhisme tout est de la nature de l’esprit, tout concept est vide d’existence intrinsèque.

Il n’y a pas un dieu créateur, mais le bouddhisme accepte toutes les religions comme des moyens valides de développer ses valeurs essentielles la compassion et la sagesse. D’ailleurs tous les grands saints tiennent a peu près le même discours, Dieu est amour, joie, lumière indicible, inconcevable.

Être bouddhiste n’est pas facile dans ce monde où les médias flattent et justifient la facilité d’une attitude paresseuse et irresponsable en tournant en dérision ceux qui font de grands efforts pour s’améliorer. Il est évident que nous ne sommes pas parfaits. Les critiques sont donc les bienvenues pour que nous en soyons bien conscients et restions vigilants. L’important, c’est de garder toujours l’humilité, le cœur de débutant et conserver ainsi de la disponibilité pour s’améliorer.
Beaucoup de gens considèrent l’attitude altruiste comme utopiste dans ce monde matérialiste.
Être bouddhiste, ce n’est pas être un doux rêveur irresponsable.
Par l’ascèse et la prière nous nous appuyons sur la force du Dharma qui éveille dans le cœur des hommes les bonnes volontés.
La prière purifie le karma, éloigne les obstacles, apaise les disputes, donne les bonnes inspirations et favorise les rencontres favorables (go-en) pour faire aboutir des projets positifs.

C’est ainsi que non seulement nous pouvons nous transformer mais aussi que nous pouvons servir le monde. Nous devons seulement être vigilant à ne pas vouloir forcer les choses par la prière. Ce qui doit se passer, arrivera au bon moment d’une manière inattendue si nous sommes suffisamment ouvert et persévérant. S’abandonner à le sagesse du Bouddha c’est éviter les tensions inutiles.
Les conflits et les guerres naissent de la saisie dualiste de l’esprit qui s’arrête aux différences apparentes entre les hommes. De l’incompréhension des cultures naît le mépris, le rejet, puis la haine.

Si nous cherchons à comprendre le cœur des êtres, ils chercheront aussi à nous comprendre.

Ce qui donne un sens à la vie et apporte le bonheur c’est de faire du bien. Quand approchera le jour de notre mort, nous penserons à ce que nous avons fait de mieux pour justifier notre vie.

Aurons-nous apporter suffisamment de tendresse à notre famille ? pour lui faire ressentir que l’important ne se voit pas, ne s’achète pas, qu’il est notre propre cœur quand il est rempli de compassion.

Aurons-nous fait de notre mieux pour que le monde devienne meilleur ? Si oui, alors nous pourrons mourir le cœur en paix, et ayant accumulé de bons actes nous aurons de bonnes chances d’avoir une renaissance heureuse.

La vie n’est pas un combat des forces du bien contre les forces du mal mais contre l’ignorance.

Pour nous bouddhiste notre seul ennemi, c’est notre propre ignorance qui cristallise notre ego qui réagit vis à vis des phénomènes de ce monde avec avidité ou colère.

Ramener tout à soi c’est comprendre la vie d’une manière partiale et fragmentaire et source de conflit.

Le Bouddha n’est pas situé dans un paradis lointain, il est dans l’ici et le maintenant à l’œuvre constamment derrière chaque phénomène. Il faut traiter chaque chose et chaque être avec beaucoup de respect comme ses représentants.

Celui qui sait lâcher-prise vis à vis de ses idées bien arrêtées et accepte le dialogue découvre avec stupeur combien les autres sont non pas des rivaux mais des compléments essentiels pour combler ses insuffisances.

Pour cela il faut être sincère, développer l’humilité et être attentif à reconnaître la présence du Bouddha dans ses interlocuteurs.

Tout peut se résumer ainsi : "Le monde est un, tout est le Bouddha Daïnitchi-nyôraï."

Temple Komyo-In
La Montagne - 89350 Villeneuve Les Genêts
Tel. 03 86 45 45 79


http://www.komyo-in.net/


http://www.buddhaline.net/Le-Bouddhisme-chemin-de-paix




lundi 14 février 2011

"HARA, LA FORCE VIENT DU VENTRE"


Les Japonais l’assurent : notre ventre ou “hara” est le réservoir de notre énergie. Centrés sur lui, nous faisons preuve d’assurance et de sérénité. Coupés de lui, le moindre choc peut nous faire vaciller…


L‘avenir nous inquiète et nous nous montrons particulièrement irascibles avec notre entourage. Stress, insomnie, mal de dos, problèmes digestifs sont notre lot quotidien. Directeur du centre Dürckheim – un centre de méditation –, Jacques Castermane l’affirme : « La plupart de nos maux ont pour origine la perte de contact avec notre “hara”. »
Ce hara ou "rayonnement de notre force vitale" est une zone située juste trois doigts en dessous du nombril, une sorte de puits sans fond qui irradie de l’abdomen au bas-ventre, dont nous pourrions tirer force et sécurité. Bonne nouvelle : ceux qui arborent un petit ventre bombé posséderaient la géométrie idéale pour le cultiver !

Ce sont les Japonais qui ont le plus développé la conscience du hara. Encore appelé "océan de l’énergie", il est considéré comme le centre de la vie instinctive et intuitive, dont dépendent toutes nos fonctions physiologiques mais aussi psychologiques

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Un enracinement naturel

Comment reconnaître une personne centrée sur son hara ? « Elle est solidement ancrée sur terre », explique Jacques Castermane. A l’inverse, un individu décentré manifeste un déséquilibre : poitrine en avant, ventre rentré, épaules contractées. Chez lui, la tête domine. La fonction intellectuelle prime sur l’instinct. Déconnecté de son bassin, un simple choc peut alors l’ébranler. Qu’il soit physique ou émotionnel. On peut en faire soi-même l’expérience dans le métro. Si une simple bousculade nous fait vaciller, il y a de grandes chances pour que nous ne soyons plus en harmonie avec notre hara.

« Certains enfants sont un très bon exemple du fait que “demeurer dans son propre ventre” est une chose extrêmement naturelle, écrit L. Jolly dans “Le Do-in hara” (De Vecchi, 1997). On voit des enfants âgés de 2 ou 3 ans, assis par terre, dans une attitude royale. Ils se tiennent droits sans effort. Ils n’ont pas besoin d’un appui pour leur dos, à l’inverse de la majorité des adultes. Leurs jambes reposent sans tension sur le sol. On dirait qu’une force mystérieuse, comparable à la sève des plantes, parcourt leur buste, afin qu’ils conservent cette position sans fatigue. Cette force provient du hara. »

Dialoguer de ventre à ventre

Se recentrer sur notre ventre peut aussi aider à mieux communiquer avec les autres et à gérer nos émotions. « Une vraie conversation doit être menée de ventre à ventre, et pas seulement de bouche à oreille, suggère Jacques Castermane. Les individus irritables qui se montent la tête facilement portent souvent le “ventre haut”. Une personne au “ventre bas” ne réagit pas si vivement. »

Explication : lorsqu’une contrariété nous conduit à nous échauffer, à hausser le ton, une bonne maîtrise du hara permettrait de « tasser cette énergie dans la région des hanches pour éviter qu’elle nous déborde ». Attention : il n’est nullement question de refouler nos émotions, mais de leur offrir un espace corporel pour pouvoir les observer sans se laisser submerger.

Comment le fortifier

Si nous ressentons souvent de la fatigue après une journée de travail, c’est peut-être aussi parce que nous ne sommes pas dans notre hara. En nous appuyant sur les seules forces de l’ego, du mental, nous nous sommes coupés des forces profondes de l’être.

Le "zazen", le shintaïdo et le massage respiratoire peuvent nous aider à retrouver notre centre.

La posture “zazen”

En position "seiza" (assis sur les talons, les genoux plus bas que le bassin, dos bien droit, épaules détendues), la respiration est calme et se déroule dans l’abdomen. Une gageure pour la plupart d’entre nous qui respirons seulement par le haut du corps. En amenant la respiration sous le diaphragme, nous en venons à nourrir tout naturellement notre centre énergétique.

Bénéfice immédiat : une sensation de vitalité accompagnée d’un grand calme. « En se concentrant pleinement sur le moment présent, l’énergie du hara s’accroît », explique Katia Rebel, responsable du Dojo Zen de Paris, où se pratique le "zazen" ("assise" en français). Au début, la posture est difficile à tenir. Mais plus on se montre assidu, plus l’équilibre, tant physique que psychologique, augmente. « Au bureau, dans des moments de grande fatigue, je m’inspire de cette posture en restant bien droite sur ma chaise, et je me sens vite moins débordée », assure Elisabeth, 45 ans, informaticienne.


Le shintaïdo

« Dès les premiers cours, j’ai été encouragé à ouvrir les hanches et le ventre, mais aussi la poitrine, les mains et la bouche », raconte Hugues, 32 ans, comédien. Dans la galaxie des arts martiaux japonais, le shintaïdo est la seule discipline à faire appel à cette nécessité d’ouverture. « Pour nous, au-delà de la désignation du ventre, le mot hara fait référence aux différentes énergies qui en émanent : puissance, dynamisme et profondeur », explique Pierre Quettier, responsable du centre Richesses du Japon.

La technique est exigeante : les sauts en font sa spécificité. Paumes de main ouvertes, tout comme le bassin, la bouche et les yeux, le corps s’arc-boute dans une totale ouverture. Ces exercices ont pour but d’ouvrir le hara, mais aussi de renforcer le bas du corps et d’assouplir. « L’énergie libérée augmente aussi la faculté d’une personne à influer sur son environnement », poursuit Pierre Quettier.

Cadre dans une compagnie aérienne, Mario, 38 ans, confirme : « J’étais un chef de service assez tyrannique. Depuis que je pratique le shintaïdo, mes relations professionnelles se sont nettement améliorées : je suis devenu plus souple. » Ainsi, on dira d’un responsable d’entreprise qu’il a le hara "ouvert" s’il laisse se développer des réseaux d’affinité et favorise l’autonomie de ceux qui travaillent avec lui. Considérer son collègue de bureau comme un partenaire et non un adversaire, c’est aussi, selon la philosophie du shintaïdo, une affaire de hara.

Le massage respiratoire

Plus accessible et plus doux : le soin du hara. Un massage respiratoire proposé par Thibault Marlin, spécialiste des techniques asiatiques chez Lancôme. Le but : rééduquer la tonicité de l’abdomen en ramenant l’énergie au centre du corps, dans la zone située en avant du sacrum et de la cinquième lombaire, « afin de célébrer les noces du ciel et de la terre, c’est-à-dire notre verticalité ». Au départ, Thibault effectue un diagnostic sur la façon dont nous habitons notre hara : « Quand l’énergie est trop haute, les épaules sont relevées, et les tensions viennent s’y loger, provoquant, au fil du temps, des douleurs dorsales chroniques. Si elle est trop basse, la circulation des jambes ralentit, occasionnant lourdeurs et gonflements. »

Première étape : on expire avec force et conscience pour ramener la sensibilité dans le bassin. En même temps, Thibault accompagne ce massage respiratoire interne par un massage extérieur avec les mains. Entre deux expirations profondes, il encourage à pousser de gros soupirs, comme pour évacuer nos soucis. Au final, on ressent une profonde détente et un sentiment d’unité entre les trois étages de notre corps : le bassin, les poumons et la tête. Un soin pour reconstruire en douceur son hara et, qui sait, trouver l’équilibre nécessaire pour vivre de façon plus positive.

Exercices

Les pieds sur terre

Pour s’épanouir, le hara a besoin d’un appui solide : les jambes. Il est donc nécessaire de bien poser les pieds sur terre.

- Le matin, pieds nus, marchez lentement en déroulant vos pieds sur le sol. Commencez par le talon, la plante des pieds, puis les orteils. Faites-le en conscience.

- Au bureau, bien assis dans votre bassin, faites glisser vos pieds sur des petits rouleaux de massage en bois. Mais pas de façon mécanique : focalisez toute votre attention sur ce geste.

- Le soir, prenez votre pied gauche dans votre main droite. Doigts de pied et doigts de main croisés, écartez vos orteils et utilisez votre paume pour relancer la circulation dans la voûte plantaire. Changez de pied.

La détente

Difficile de développer son hara le ventre noué par le stress. Apprenez à vous détendre. Pour faire le vide et chasser les tensions corporelles, répétez cet exercice : une main sur la poitrine, l’autre sur l’abdomen, inspirez en gonflant le ventre et expirez en dégonflant. Puis haussez les épaules, en inspirant (par le buste). Maintenez quelques secondes, et relâchez en expirant (par le ventre). Cinq fois.

Catherine Maillard

http://www.psychologies.com/Bien-etre/Sante/Se-soigner-autrement/Articles-et-Dossiers/Hara-la-force-vient-du-ventre




LE HARA

Par  Jean-Michel Jutge


Le mot hara est un terme japonais qui désigne un centre énergétique abdominal lié au système vital. Chez les chinois ce centre est désigné par le mot "Tan Tien." En yoga et selon la terminologie indienne c'est le Kindu.

Dans la tradition japonaise ou chinoise, le Hara ou Tantien est le lieu d'expression du Ki/Chi qui est une force vitale fondamentale qui sous-tend la vie et son expression. C'est une force de la nature. Mais les arts comme le chikong, taï chi chuan, kung fu, ou les art matiaux comme l'aïkido etc... mettent en oeuvre cette énergie afin de pouvoir en bénéficier de multiples manières, en général dans les domaines de la santé, de la résistance du corps, ou de la force ainsi disponible. Le Ki/Chi est directement lié au corps éthérique.

Mais ce centre d'énergie est aussi le lieu d'expression de la force spirituelle du Bouddha. Ainsi il est mis à contribution dès que l'on se relie à Bouddha, que ce soit à travers le Zen, la méditation Vipassana ou d'autres formes de bouddhisme, ou même que l'on se relie directement à Bouddha lui-même. C'est l'un des trois foyers d'expression de la nature de l'éveil, les deux autres se situant dans le coeur, et dans l'esprit.

Ainsi à travers la méditation zen par exemple c'est dans le hara qu'est transformé la force du désir et de la peur, deux modes d'expression de la sphère vitale, ce qui libère l'esprit d'une part et nourrie positivement la sphère vitale d'autre part.

Bien entendu tout cela n'a pas de lien directe avec la sphère supramentale et l'expression de la force du même nom. Non plus avec le système des chakras qui sont directement liés à l'expression de la kundalini ou de différentes shaktis. Développer le hara ne permet pas de développer les chakras, ou seulement indirectement par effet secondaire, et ne permet pas de développer la kundalini, bien que cela soit malgré tout parfois arrivé à certains praticiens sans le vouloir ...

Jean-Michel Jutge


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