mercredi 11 février 2009

"CORPS SUBTILS, AURA ET CHAKRAS"


Anatomie subtile du corps humain:
Chakras et corps énergétiques

Par Alain Boudet
Dr en Sciences Physiques, Thérapeute psycho-corporel, Enseignant

Résumé: Nous ne sommes pas constitués que de chair. Il existe dans notre anatomie des circuits énergétiques et des corps faits de matière extrêmement tenue et subtile qu'on appelle chakras et corps énergétiques. Trop subtils pour être détectés par les appareils faits de matière dense, il est donné à chacun d'apprendre à les ressentir. Ils ont des fonctions de régulation et de communication interne et externe de l'énergie. Leur état de santé est en correspondance avec nos sensations et nos attitudes.



Contenu de l'article:

    * D'où vient la notion de chakras?
    * Voir et sentir les corps subtils
    * Les chakras, centres d'échange d'énergie vitale
    * Fonction des chakras
    * Les sons et les couleurs des chakras
    * Les corps subtils
    * L'être multidimensionnel

Avec cet article sur les chakras et les corps subtils, j'aborde un aspect de l'être humain qui n'est pas communément accepté par les personnes de culture occidentale. Tandis que les autres articles de ce site sur la matière, le son, les rayonnements, et même la psychologie, sont étayés par des savoirs issus de la science académique, l'anatomie subtile du corps humain n'est enseignée ni à l'école, ni à l'Université, ni dans les écoles de médecine.

Pourtant, c'est une réalité constatée et vérifiée par de nombreuses civilisations, passées et présentes. C'est également une réalité vécue et expérimentée par des personnes des plus en plus nombreuses en Occident, des personnes qui acceptent de s'ouvrir à d'autres connaissances que celles qui sont enseignées officiellement. Il n'est pas nécessaire de croire, il s'agit de découvrir, de constater par soi-même, au-delà des théories et des doctrines, comme on découvre, en se promenant dans la campagne, que l'eau du ruisseau fait tourner la roue du moulin. Je vous invite donc à plonger votre main dans l'eau de l'anatomie subtile. Un nouveau monde s'ouvre alors, et l'on s'aperçoit que l'énergie subtile circule dans des circuits analogues aux circuits sanguins ou lymphatiques, et que comme eux, les chakras peuvent être "encrassés", paresseux ou rigides, et qu'on peut les soulager ou les stimuler par une harmonisation, sorte de nettoyage ou massage énergétique.

De nombreux écrits décrivant les corps subtils et les chakras ont déjà été publiés, aussi bien en livres imprimés qu'en articles sur des sites web. Je ne vais donc pas me contenter de recopier une fois de plus la liste des 7 chakras, leurs fonctions respectives et leurs correspondances avec les sons et les couleurs. Ces descriptions sont instructives et bien exposées. La plupart ont pourtant l'inconvénient de donner des représentations figées, et on ne sait pas trop quoi en faire.

Je complète donc en tentant de montrer que les chakras et les corps subtils sont vivants et changeants. Selon notre mode de vie physique, psychologique et spirituelle, chacun des chakras peut changer en forme, en couleur, en position, en fonctionnement. Ils ne sont pas isolés, avec chacun leur fonction, ils communiquent entre eux. A notre époque, de nouveaux chakras apparaissent au fur et à mesure que l'individu ou l'humanité se développe spirituellement (réalise son être intérieur profond).

Beaucoup se disent (vous peut-être): "Ces chakras, ces corps subtils, d'où ça sort? N'est-ce pas pure invention de l'esprit, une chimère? Est-ce scientifique? Si ça existe, pourquoi ne m'en a-t-on jamais parlé auparavant? Pourquoi n'ai-je pas été mis au courant? ".

Pour tenter de répondre à ces questions, deux démarches sont possibles. La première est expérimentale, la seconde est intellectuelle. On peut les découvrir soi-même par l'expérience. C'est la seule démarche fructueuse et solide, au sens où elle nous permet d'intégrer cette connaissance et de modifier notre attitude dans la vie pour en tenir compte. Toutefois, notre esprit peut être troublé par ces nouvelles connaissances qui le dérangent et peut avoir besoin de satisfaire sa curiosité en étudiant ce qui a été rapporté dans la littérature dans le passé, dans d'autres civilisations. Nous commencerons par cette seconde démarche.

D'où vient la notion de chakras?

Les occidentaux ont découvert le concept de chakras et de corps subtils relativement récemment à partir de la fin du 19e siècle, par l'intermédiaire de chercheurs qui sont allés fouiller les enseignements traditionnels en Inde en étudiant auprès de maitres qui ont conservé cet enseignement, ou encore dans des livres anciens. C'est de cette quête que nous vient le terme de chakra, mot sanscrit qui signifie "roue". Quelques ouvrages publiés en anglais et en français ont contribué à diffuser cette connaissance en Occident, tels les livres d'Arthur Avalon, Mircéa Eliade, ou Tara Michaël, pour ne citer que les plus populaires.

Notons toutefois que la notion de chakra n'était pas réservée à l'Inde ou à l'Asie. Elle était connue depuis bien longtemps dans toutes les civilisations avancées. Les sociétés initiatiques antiques l'enseignaient de façon secrète à leurs adeptes, sous le nom de roues d'énergie. Il est donc probable que les pythagoriciens étudiaient l'anatomie subtile de façon pratique et théorique (voir quelques informations sur Pythagore), ainsi que les Mayas, les Égyptiens et les Celtes.

L'existence des roues d'énergie et des corps énergétiques est également représentée dans des peintures ou gravures de  civilisations anciennes ou dites "primitives". Par exemple sous la forme de tourbillons en spirales, d'êtres dédoublés, etc. Ainsi, il n'est pas rare d'en voir dans des émissions télévisées superbes ou dans des articles d'anthropologie fort intéressants. Or jamais la représentation du corps énergétique n'y est évoquée, jamais celle des chakras, bien que l'idée de leur existence était largement répandue. Au lieu de cela, ces images et artéfacts sont accompagnés de spéculations censées les interpréter. On parle de rites magiques, de superstition, de personnification des forces de la nature, etc. Pourquoi ne jamais évoquer les corps énergétiques? Est-ce volontaire?

Même le monde occidental chrétien divulguait cette connaissance, puisque Thérèse d'Avila au 16e siècle parle clairement des chakras sous le terme des demeures du corps. Cet enseignement a été négligé, abandonné, puis ignoré et perdu, volontairement ou non, parallèlement au développement des sciences de la matière. A notre époque, il a donc fallu les écrits modernes de certains érudits et visionnaires pour renouveler cet enseignement en Occident. Citons-en quelques-uns.

Helena Blavatsky, née en 1831 en Ukraine, décédée en 1891 à Londres, a fondé un courant de pensée ésotérique, la théosophie, comportant un corps élaboré de connaissances sur l'être humain et sur son rapport avec l'univers.

L'anglaise Alice Bailey (1880 - 1949) a écrit une vingtaine d'ouvrages d'enseignement spirituel, également traduits en français. En France, dans les années 1980, l'ouvrage de Michel Coquet, Les çakras, l'anatomie occulte de l'homme a contribué à vulgariser la partie de l'enseignement d'Alice Bailey concernant les chakras et leur lien avec le développement spirituel.

Citons encore: Rudolf Steiner, un Autrichien né en 1861 en Croatie, mort en 1925 en Suisse, est le fondateur de l'Anthroposophie, enseignement spirituel visant à restaurer l'harmonie entre l'Homme, l'Univers et les "mondes supérieurs". Omraam Michaël Aïvanhov, né en 1900 en Bulgarie, arrive en France en 1937 où il s'installe et enseigne jusqu'à sa mort en 1986.

Mircea Eliade (né en 1907 en Roumanie, décédé en 1986 à Chicago) a méticuleusement analysé l'histoire des religions. Dans son livre Le Yoga, Immortalité et liberté, il expose les différents systèmes de sagesse qui ont eu cours en Inde pour la réalisation de Soi. Parmi eux, le tantrisme est un mouvement philosophique et religieux amorcé dès le IVe siècle. Le système des chakras en fait partie et leurs positions, leurs formes, leurs couleurs, et leurs correspondances avec les lettres, les sons, les sens, les éléments y sont rapportés.

Après Arthur Avalon et son livre La puissance du serpent, dont la traduction en français en 1950 a eu un large retentissement, Tara Michaël, dans son livre Corps subtil et corps causal (1979), rapporte ses études consacrées aux chakras à partir de manuscrits de l'Inde anciens, classiques et tardifs. La notion de nâdî et celle de chakra remontent au Veda (IIIe millénaire avant notre ère). Même si le nombre de chakras décrits varie d'un texte à l'autre ainsi que leur dénomination, les textes s'accordent sur les 7 centres principaux qui s'étagent le long de la colonne vertébrale, et sur l'existence de chakras secondaires (bien que ces textes n'accordent pas la fonction de chakra au 7e centre). Les écritures françaises plus anciennes cakras (prononcée tchakra) ou çakra ont été remplacées par chakra qui s'est imposée par la suite.

C'est la terminologie de ces livres, largement diffusée en anglais et en français, qui s'est donc imposée partout, mais il y a un courant qui cherche à donner des noms occidentaux plus descriptifs et plus parlant que les noms indiens.



Voir et sentir les corps subtils

Si ces écrits éveillent notre intérêt, c'est l'expérience directe seule qui peut nous apprendre ce que sont réellement chakras et corps énergétiques. Comment nous rendre compte nous-mêmes de la réalité des chakras et des corps subtils?

Nombreuses sont les personnes qui rapportent qu'elles voient les corps subtils, leurs formes et leurs couleurs lorsqu'elles leur portent attention d'une manière particulière. D'autres sont capables de les sentir autour du corps d'une personne en approchant la main à quelques dizaines de centimètres du corps. Elles sentent comme une résistance, une pression, ou encore des picotements, ou autres sensations kinesthésiques. C'est le cas par exemple lorsque des guérisseurs formés pratiquent l'harmonisation de ces corps et des chakras. En réalité, nous sommes tous potentiellement capables de voir ou de sentir les corps subtils et les chakras. C'est une question d'entrainement, et surtout d'acceptation que c'est possible.

Vos chakras [...] sont tout aussi naturels que vos orteils, vos doigts ou vos yeux. [...] Ils sont tout aussi tangibles que votre enveloppe physique [le corps physique] (M.L. Labonté).

Mais alors pourquoi tout le monde ne le fait-il pas naturellement? Tout simplement parce que nous nous sommes coupés de nos sensations. A la fois collectivement et individuellement. De façon collective, ces facultés sensorielles se sont atténuées ou perdues depuis quelques siècles. Plus exactement, elles se sont endormies parallèlement au développement de l'intellect. Il est temps de les réveiller. et d'harmoniser les différents aspects de notre être.

Ce processus d'endormissement ou de perte de sensations n'est pas spécifique à la vision des corps subtils. Il touche d'autres potentialités de notre être. Il me semble particulièrement important d'en prendre conscience, aussi vais-je citer deux autres cas. Le pouvoir de création de la voix, par exemple, s'est dilué dans le "bavardage" (cela ne veut pas dire qu'il est mauvais de bavarder!). Qui soupçonne la force des mots lorsqu'ils sont connectés au Moi profond (le Soi - voir article le Soi et la personnalité), de la voix chantée lorsqu'elle retrouve sa place juste dans le corps, la puissance du son émis consciemment dans la justesse des harmoniques (harmoniques: voir l'article Son: le timbre - justesse: voir Intonation juste)? De plus en plus de personnes le ressentent confusément et participent à des cours et ateliers pour retrouver leur plein potentiel vocal.

Un autre exemple d'endormissement est la sexualité. Certes, il n'y a pas si longtemps que le plaisir était mal jugé, qu'une femme ne devait pas en avoir, devait satisfaire au "devoir conjugal", qu'on faisait l'amour sans se voir, et qu'on ne parlait pas de ces "choses-là". Heureusement, cela a évolué dans le sens de l'appropriation de sa propre sexualité et de son plaisir. Toutefois, la recherche du plaisir est restée la seule motivation. Or qui soupçonne que la sexualité peut conduire elle-aussi vers d'autres dimensions de soi, vers le SOI, lorsqu'elle est vécue en conscience, hors des peurs, des frustrations, des jeux de pouvoir et des conditionnements? C'était connu et attesté dans plusieurs civilisations anciennes.

L'empreinte de cet endormissement ou atténuation de notre potentiel est visible dans les chakras et les corps subtils, qui enregistrent nos énergies physiques et psychologiques à la manière d'une cassette magnétique ou d'un disque compact (effaçable). Il est toutefois possible de redonner l'équilibre à ces centres, et de retrouver son plein potentiel de sensibilité et de capacités physique, mentale, psychique, par une prise de conscience et un changement d'attitude. Une démarche d'accompagnement thérapeutique peut aider à accélérer le processus. Elle consiste à se reconnecter avec soi, ses dimensions occultées, sa puissance créatrice.


    
Une éducation pour ne pas sentir

Revenons à la perception des chakras sur le plan individuel. Les enfants, souvent, sont sensibles à ces perceptions. Par quel processus nous sommes-nous détournés de nos sensations? Ce processus n'est pas réservé aux sensations concernant les corps subtils. Inconsciemment, les parents et éducateurs multiplient les recommandations à l'enfant pour ne pas sentir, croyant lui faire du bien, le protéger.

Prenons le cas d'un enfant qui est tombé et s'est fait mal. Il est sur le point de pleurer: maman, j'ai mal! Il n'est pas rare que les parents n'acceptent pas qu'il pleure ou désirent qu'il ne pleure pas (pourquoi?) et interviennent: mais non tu n'as pas mal!
Il a mal, et on lui dit que non. Or il est petit et ses parents sont grands et puissants. Dans sa représentation, ce sont eux qui savent et qui ont raison. Lui a tort. Il apprend ainsi à ne pas prendre en compte ce qu'il sent comme une réalité, à la rejeter. Mais il est de même présente et un conflit surgit qu'il ne peut résoudre qu'en coupant inconsciemment sa sensation, en s'anesthésiant.

Voici un autre exemple où la réalité de la sensation vécue par l'enfant est niée par l'adulte: un enfant a fait un mauvais rêve dans lequel il a rencontré un démon.
-mais non tu n'as pas vu de démon, ça n'existe pas.
Au nom du réconfort et d'une soi-disant réalité, on refuse d'écouter celle de l'enfant. Peu importe que les démons existent ou pas, puisque le rêve lui-même a bien eu lieu avec une réelle image de démon (sur le rêve et la réalité, voir La puissance de l'imaginaire). Il ne reste à l'enfant qu'à apprendre à s'enfermer sur sa réalité, puisqu'elle n'est pas acceptée. Et comme ce n'est pas acceptable, il l'occulte.

Il est très fréquent de se couper de ses sensations lorsqu'on vit des évènements trop douloureux ou inacceptables par les parents ou par la société: ne pas entendre les parents qui se battent; occulter un viol; ne pas montrer son chagrin, etc. Et aussi: ne pas dire qu'on a vu des formes autour du corps, des couleurs, des sortes de présences, de peur de passer pour un fou, de recevoir des critiques des parents ou de subir leur angoisse, etc...



Un entrainement pour sentir

Voici quelques conseils pour retrouver ses facultés sensorielles:

    * Pour l'enfant qui a vu un démon ou a senti des présences invisibles: le faire parler, s'intéresser à ce qu'il a vécu émotionnellement. Lui demander: il était comment, ce démon? T'a-t-il parlé? Qu'est-ce qu'il a fait? Et toi, qu'as-tu fait?
    * Pour l'adulte en recherche de la connexion à soi-même: s'entrainer à porter une attention de plus en plus fine à ses sensations corporelles: la respiration; les petits mouvements du corps... Tout simplement. Mais qui prend vraiment le temps de le faire?
    * Et pour commencer à sentir la pression énergétique des corps subtils, placer les deux mains face à face à quelques centimètres devant soi. Respirer. Éloigner et rapprocher doucement les mains comme pour pomper et compresser l'espace entre les deux mains. Persévérer de jour en jour, et sentir...



Deux témoignages dans la littérature

Il y a des livres qui ne sont pas livresques, car ils sont le témoignage du vécu de l'auteur. C'est comme un ami qui raconte son expérience. Dans le domaine des corps subtils, c'est le cas de Janine Fontaine et de Carlos Castaneda. Ils rapportent leur quête, leurs résistances, leurs tâtonnements. Ils montrent le décalage entre leur éducation de base avec ses savoirs ficelés délivrés en boites de conserve, où les corps subtils n'ont pas leur place, et le monde qu'ils découvrent avec leurs sens qui les obligent à un changement de conscience douloureux, radical et libérateur.



Janine Fontaine et les corps subtils

Janine Fontaine raconte l'histoire de sa découverte de l'énergie du corps au cours de longues années professionnelles et d'épreuves de la vie (La médecine du corps énergétique). Elle était cardiologue en milieu hospitalier. Puis elle a étudié avec P. Nogier en auriculothérapie. En rupture avec l'hôpital, elle part aux Philippines où elle étudie et apprend à pratiquer les techniques de guérison avec Tony Agpaoa. Elle découvre l'existence de trois corps - physique, éthérique, spirituel - les sent par leurs pulsations, repère leur emplacement, leur état (en cas de troubles: affaissés, décalés, inversés). D'esprit scientifique et rationnel par sa formation médicale, elle s'attache à contrôler le diagnostic de T. Agpaoa avec le test de Nogier. Ses doutes s'évanouissent et elle démarre une nouvelle recherche.



Carlos Castaneda

Dans ses nombreux livres, Castaneda rapporte de façon très détaillée l'enseignement qu'il a reçu auprès de Don Juan Matus, un "sorcier" yaqui, autrement dit un "homme de connaissance" amérindien (toltèque) du Mexique. Ainsi dans Voir, il explique qu'il y a une façon de voir qui n'est pas la façon ordinaire. Si l'on arrive à ne plus vouloir, mais simplement être en symbiose avec l'environnement, on développe la vision sans pensée. Alors se présente à nous un autre monde que Castaneda découvre laborieusement, avec de nombreuses résistances intellectuelles. Il découvre que notre corps est fait de fibres lumineuses qui s'entrecroisent en des noeuds, et que ces noeuds changent de position selon l'évolution de la personne.



Les chakras objectivés par la science

De nombreuses recherches scientifiques ont été menées pour mettre les chakras en évidence, particulièrement au Japon, aux USA, en Russie. Le fonctionnement des chakras se traduit par une activité électrique du corps, surtout au niveau de la peau. Ainsi le Dr S. Kazarov à Moscou mesure l'activité électrique des points d'acuponcture reliés aux chakras dans le majeur et dans la paume de la main. L'équipe du Pr. Konstantin Korotkov à l'Université de médecine de Saint-Petersbourg mesure le champ d'énergie humaine par la bioélectrographie, ce qui met les chakras en évidence.



Les chakras, centres d'échange d'énergie vitale

Passons à la description des chakras. Le corps est sous-tendu par une structure subtile, une sorte de réseau d'artères, qui comprend de nombreux canaux, des voies principales, des carrefours, et des centres de communication avec l'environnement. Ces canaux véhiculent l'énergie vitale.



les 7 chakras

Un canal central, appelé sushumna dans la tradition hindoue, traverse le corps verticalement en englobant la colonne vertébrale. Ce canal véhicule la force de vie, appelée aussi kundalini, ou force spirituelle. C'est cette force qui anime le corps physique, qui fait la différence entre un être vivant et un cadavre. Elle est notre lien avec le ciel et la terre, elle vient du ciel et de la terre. Le corps physique la transforme comme une alchimie subtile, puis la ré-émet vers le ciel, la terre, et l'environnement.

La sushumna est accompagnée de 2 autres canaux parallèles qui représentent la polarité droite-gauche, ou masculin-féminin, de l'être. L'un (pingala dans la tradition) est ressenti comme le rayon d'or masculin, et l'autre (ida) est le rayon d'argent de réceptivité féminine.

Les chakras sont implantés le long de la sushumna. Ils ont la forme de doubles cônes, à la manière d'un diabolo en matière malléable, dont la pointe de jonction des deux cônes est placée dans le canal central, et dont les ouvertures s'évasent vers l'avant et vers l'arrière. Les chakras sont donc en échange vital constant avec ce canal, et par son intermédiaire, avec chacun d'eux. Ils sont des centres de transformation et de régulation de cette énergie de vie. Ils reçoivent et émettent aussi bien par la sushumna et les autres canaux que par leur rayonnement propre, tout autour du corps. Ils agissent comme des antennes et des centres de communication avec les organes du corps, avec la terre, avec le ciel.



Cartographie des chakras

Les systèmes traditionnels rapportés plus haut décrivent essentiellement les 7 principaux chakras, que l'on retrouve dans notre exploration tactile, et qui se confirment être les chakras fondamentaux de notre fonctionnement. Ce sont:

Chakra                     Nom sanscrit         Localisation                 

Couronne                  Sahasrara            sommet du crâne            
Conscience               Ajna                      entre les sourcils            
Gorge                       Visuddhi                gorge
                           
Coeur                       Anahata                région du coeur
             
Plexus solaire          Manipura             creux de l'estomac
      
Hara                         Svadhistana         en-dessous du nombril
 
Racine (ou base)      Muladhara           entre sexe et anus          



Ce serait une erreur de croire que ces 7 centres d'énergie sont les seuls existants, car le corps en recèle bien d'autres, les chakras secondaires. Ainsi, les chakras des épaules, des coudes, des poignets, des doigts, qui sont reliés au chakra du coeur. Des chakras dans les hanches, les genoux, les chevilles, les orteils, les pieds, sont reliés au chakra de la base. On peut d'ailleurs penser à la médecine chinoise et à tous ses points d'acuponcture. Toutefois, il semble que différents systèmes de circulation énergétique coexistent à l'intérieur du corps.

La carte énergétique de l'être humain se modifie au fur et à mesure de son évolution, non pas selon la loi de la sélectivité naturelle du néodarwinisme, mais selon un développement spirituel. De nouveaux chakras, préexistants à l'état latent, sont activés et deviennent opérants lorsque se développent les qualités psychologiques et spirituelles de sérénité, de paix, de tolérance, de solidarité et d'amour.


Chakras, glandes endocrines et santé émotionnelle

Chaque chakra principal est en synergie avec une glande endocrine (tableau I). Les chakras sont des centres d'échange entre les corps subtils et la structure physiologique, par l'intermédiaire des glandes. Le fonctionnement des uns retentit sur celui des autres.

Les glandes endocrines déversent des hormones dans le sang, qui ont un impact sur l'émotion et l'état psychologique de l'individu. Par exemple, quand il est en rage, on dit qu'il décharge son adrénaline, et c'est la réalité physiologique. Il y a donc un lien direct, à double sens, entre les glandes, les chakras et l'état psychologique. Le bon fonctionnement des chakras produit un sentiment de bien-être, la sensation d'être en forme et à sa place. Inversement, un déséquilibre psychologique détériore les chakras. Il est donc possible, en rétablissant l'équilibre psychologique par la conscience de soi, de remédier à la perte de vitalité des chakras. Des harmonisations énergétiques effectuées par des praticiens qualifiés et expérimentés peuvent également être bénéfiques.

Un chakra en bonne santé se présente comme un double cône tonique et souple et cela fait penser à un organe musculaire creux en bonne santé (coeur, vagin par exemple). Lorsque les chakras ont perdu leur santé, l'aspect des cônes se modifie. Ils peuvent devenir rigides, ou mous et affaissés, déformés, se vider de leur énergie, etc.

Certains pourront s'étonner de la correspondance entre la couronne et la glande pituitaire, car il est souvent écrit que la couronne est associée à la glande pinéale. De même pour le chakra conscience. Et bien les deux associations sont vraies. Souvent, par notre éducation scientifique et mentale, on suppose inconsciemment qu'une correspondance doit être unique et que l'une exclue l'autre. Mais les deux centres sont en réalité très liés et il n'y a pas de frontière cloisonnée et rigide entre les chakras. Les liens entre les différentes parties de notre organisme sont complexes. Toutefois, il y a une dominante. Marie-Lise Labonté privilégie l'association pinéale - conscience et pituitaire - couronne.


Fonction des chakras

Examinons maintenant comment fonctionnent les chakras principaux, autrement dit: à quoi servent-ils? Il est habituel d'aborder cette description dans l'ordre de leur localisation dans le corps, qui correspond également à l'ordre de la montée de l'énergie au fur et à mesure de son développement. Ici, j'ai choisi de les présenter à partir de la prise de conscience des sensations qu'ils nous provoquent. Je me suis largement inspiré du livre de M-L. Labonté, Maitre de ses chakras, maitre de sa vie.


Le chakra du plexus solaire - l'émotion

Le plexus solaire est situé au creux de l'estomac, à la base du sternum. Un lieu fortement affecté par les émotions, n'est-ce pas?

Lorsque nous avons une grande frayeur, on a "les tripes qui se nouent", ou "la peur au ventre". Le diaphragme et la respiration se bloquent. Tentez de sentir où se logent vos peurs. Dans le ventre, dans la gorge, dans la poitrine? Pourquoi à votre avis sont-elles localisées à un endroit précis du corps? Anatomiquement, cela ne correspond à rien. Cette localisation témoigne de l'existence d'un chakra, lui-même relié à une glande endocrine. Et oui, ces sensations vous sont familières, même si vous n'aviez pas conscience de leur origine.

Le chakra du plexus solaire est le lieu des émotions, c'est-à-dire, de ce que nous ressentons vis-à-vis des évènements extérieurs. Pas seulement les émotions dites négatives comme la peur, mais aussi et surtout l'amour dans ses différentes facettes. Il a donc pour fonction de recevoir et transmettre les émotions, de communiquer par l'émotion et le sentiment. Lorsque nous refusons l'expression des émotions, que ce soit l'amour et la tendresse, ou la colère, à cause de nos idées, de nos peurs d'être jugés, de ce que l'on ne veut pas montrer de soi, etc., nous bloquons le fonctionnement du chakra, nous le cristallisons, nous le rigidifions. Inversement, un chakra trop lâche est submergé par l'émotion, il ne peut la gérer.

Lorsque le chakra est sain, l'émotion est pure et coule avec simplicité comme chez les enfants. Quand ils pleurent, ils pleurent réellement sans se soucier de ce qu'on en pense, et 2 minutes après, ils sont dans la joie. Le soleil irradiant exprime la joie, la force, la tranquillité des émotions. Le plexus contient la paix. [M.L. Labonté, ouvrage cité]


Le chakra de la gorge - la communication juste

La manifestation du centre de la gorge est nettement ressentie chaque fois que les mots ou l'expression des émotions se bloquent en nous, et que quelque chose nous reste "en travers de la gorge". Le chakra de la gorge... est un chakra de la communication juste, la communication qui a un but,... l'expression de qui vous êtes [ouv. cit.]. Son dysfonctionnement se traduit par exemple par la difficulté de communiquer (le mutisme), ou encore par l'excès de verbiage, parler pour ne rien dire. Dans le fonctionnement sain, les mots sont justes et créateurs, ce qui signifie qu'ils concrétisent quelque chose.

Ce centre est relié à la glande thyroïde, de telle sorte que les déséquilibres thyroïdiens traduisent souvent des dysfonctionnement de ce chakra.


Les trois chakras du coeur - joie et amour

Quelles sont les énergies que vous ressentez dans la région du coeur? C'est lorsqu'on se sent gonflé de joie et d'amour que l'on sent le mieux l'existence de ce centre. Et le mot habituel "gonflé" indique bien ce qui se passe réellement énergétiquement lorsque ce centre fonctionne normalement. Il permet l'ouverture à la vie, la gratitude, la compassion.

Toutefois, les blessures émotionnelles l'ont souvent conduit à se refermer, à se rigidifier. C'est votre expérience, n'est-ce pas? Et par ce fait, vous pouvez sentir la présence de ce centre. Des douleurs y sont logées, on a le coeur gros. Ou bien, il est emprisonné par les constrictions des muscles respiratoires, qui sont la concrétisation des peurs et des blessures. Un coeur libre est un coeur qui respire.

Le chakra du coeur est situé au niveau du coeur physique. Il n'est donc pas exactement dans l'axe vertical du corps, mais décalé sur la gauche. Cette situation non symétrique est un peu étonnante par rapport aux autres centres qui sont alignés, mais elle trouve son explication lorsqu'on découvre qu'il existe deux autres centres d'énergie liés au coeur, l'un à droite et l'autre au centre. Le complexe des trois coeurs est donc symétrique. Peu importe en vérité, car le corps n'obéit pas forcément au besoin d'ordre de la part de notre mental. La nature est ce qu'elle est. Toutefois, l'alignement permet une descente de la force cosmique le long du canal central, la sushumna. Le chakra du coeur physique porte les mémoires émotionnelles de la vie présente. Le chakra du centre est le coeur karmique, logé dans le thymus. Le coeur karmique contient la mémoire de la blessure fondamentale de votre incarnation [ouv. cit.] (rejet, abandon, non-reconnaissance, humiliation, etc.), attendant d'être guérie et transcendée dans cette vie. Enfin à droite, se trouve le coeur spirituel, coeur de la paix, en développement chez la majorité des humains. Il aide à la guérison des deux autres coeurs.


Le chakra du hara - l'action

Situé au centre du bassin, proche du nombril, le chakra du hara a comme fonction de porter [...] l'expression de la puissance intérieure et de sa manifestation dans le monde [...], dans un partage, dans une communion avec les autres à l'extérieur de vous-mêmes. Le mot hara est emprunté aux arts martiaux et à la tradition japonaise qui mettent un accent plus particulier sur ce centre.

Un chakra sain est le reflet d'une attitude juste dans l'action. Inversement les dysfonctionnements sont liés à l'inhibition, l'impuissance, le besoin de contrôler. Ils sont manifestes dans les conflits personnels et les guerres, là où les gens recherchent le pouvoir sur l'autre, ou se soumettent à l'autre. Le retour à l'équilibre passe par une prise de conscience, le lâcher-prise sur les autres (afin qu'ils vivent leur vie propre), la confiance en soi et en la vie.


Le chakra racine - la force de vie

Le chakra racine est situé à la base du corps, dans la région des organes génitaux, du périnée et de l'anus. Il est en relation avec la force de vie. C'est le fondement du fonctionnement du corps. Il est relié aux besoins fondamentaux, au mouvement, à la sexualité, à la relation avec l'environnement, les plantes, la terre, la nature.  Il est relié à la terre qui le nourrit et le soutient. Dans le cas contraire, la personne se procure son énergie en la pompant sur les autres, en demandant une attention excessive, par exemple. Elle se sent seule et a besoin que ce soient les autres qui la nourrissent. Un chakra en mauvaise santé se traduit par un déni de ses besoins, ou au contraire par un excès ou une fixation. Dans un chakra en bonne santé, la force de vie est fluide et circule.

Contemplez vos croyances sur la nourriture, la boisson, l'argent, la sexualité, l'habitation, vos croyances sur le fait de vous déplacer, de déménager, de bouger... Contemplez vos peurs, vos peurs face à la vie, vos peurs face à la mort, vos peurs face à la sexualité, vos peurs face à l'argent, vos peurs face à la maison [...], vos peurs du lendemain, vos peurs du passé, vos peurs du moment présent...L'expression du chakra de la base se lit dans votre capacité de danser avec la physicalité.. [physicalité = vie matérielle et concrète dans le quotidien] (ouv. cit.).


Le chakra de la conscience - vision élevée

Le chakra de la conscience est situé au niveau des arcades sourcilières. Dans son fonctionnement sain, il nous donne une vision claire et juste des situations. Dans une vision ordinaire, commune, lorsque ce chakra n'est pas fonctionnel, nous ne voyons "pas plus loin que le bout du nez", c'est-à-dire que nous sommes plutôt égocentriques, cherchant à satisfaire nos intérêts, restant fixés sur nos habitudes et notre sécurité. Nous n'acceptons pas les aléas de la vie, ni les douleurs de l'existence.

Ce chakra est souvent appelé le "troisième oeil", car son ouverture amène à la vison élevée et lucide sur les choses et les êtres, au regard neuf sur la vie et les êtres, une forme de tremplin aux dimensions élevées de conscience. En nous nait alors la compréhension de la véritable essence de l'être humain, du sens de la mort et de la vie. Le chakra de la conscience communique aux mondes extérieur et intérieur une vision élargie de la réalité terrestre, une vision divine, une vision élevée, une vision céleste [ouv. cit.].

Son association avec la glande pinéale (épiphyse), souvent elle-même associée à la vue, aux yeux et au troisième oeil est donc tout à fait naturelle.


Le chakra coronal - les racines du ciel

Le chakra de la couronne est situé au sommet du crâne, d'où son nom. Il s'ouvre comme un entonnoir, ou comme des racines vers le ciel et il nous relie aux énergies célestes.

Il est lié à la glande pituitaire (hypophyse). La glande pituitaire est elle-même reliée au fonctionnement des autres glandes (thyroïde, cortico-surrénales et gonades entre autres). Elle apparait comme un chef de file. Elle est le relais entre le corps et les autres plans de conscience. Ses racines célestes s'avèrent bien naturelles, même si la glande pinéale est logée légèrement plus haut dans le crâne que la pituitaire.

Compte tenu de notre mode de vie, et surtout de notre mode limité de sentir et de penser, il est rare que ce chakra coronal soit pleinement développé. Les racines [aériennes] se développent par la reconnaissance de votre capacité à communier avec les plans supérieurs de conscience [ouv. cit.].

D'un certain point de vue, il est le symétrique du chakra de la base qui nous relie à la terre. Toutefois, tandis que l'énergie terrestre est dense, l'énergie céleste est très subtile. Cela ne signifie pas que l'une est meilleure que l'autre. Elles se complètent. Le chakra coronal ne peut se développer harmonieusement que si le chakra de la base est solide. Le corps est le véhicule de l'énergie céleste, qui elle-même nourrit le corps et les chakras à travers le chakra coronal. L'énergie céleste pénètre dans la matière et donne naissance à des formes concrètes. C'est le mariage de l'énergie céleste et de l'énergie terrestre qui permet la création vivante.


Autres chakras

D'autres centres jouent un rôle important. Les chakras des pieds, des chevilles,  des genoux et des hanches sont en relation avec le chakra de la base, et participent à notre communication avec la terre.

Les chakras des mains, des poignets, des coudes et des épaules sont le prolongement du chakra du coeur. Ils manifestent l'expansion du coeur dans sa dimension horizontale. Quand vous avez les bras grands ouverts, qu'est-ce que cela vous évoque? De quelle façon j'offre et je reçois, comment j'échange l'amour.

Certains chakras se réveillent avec le développement spirituel de l'individu et de l'humanité, autrement dit la réalisation de notre plein potentiel intérieur (voir article La spiritualité). Même s'ils ont toujours été présents, ils étaient comme endormis chez la majorité d'entre nous. Citons le chakra lunaire, logé à l'arrière du crâne et le chakra du coeur spirituel, déjà mentionné. Il y a également un chakra entre celui de la base et le hara (le chakra "terre"), qui est en relation avec la manifestation terrestre.

Enfin, notre élévation spirituelle se traduit aussi par notre grandissement en verticalité. Des chakras deviennent plus actifs au-dessus du corps, mais également au-dessous. Car, répétons-le, les deux énergies fonctionnent de concert, elles ont besoin l'une de l'autre pour se développer. On compte habituellement 22 chakras en-dessous, qui nous relient à la terre, et autant au-dessus qui nous relient au ciel.

C'est donc une réalité changeante. Des chakras s'éveillent ou se déplacent. Chez certains êtres évolués, plusieurs chakras se fondent en un seul, tandis que d'autres sont activés.


Les sons et les couleurs des chakras

Les chakras sont en correspondance avec des couleurs et des sons.

Par exemple, lorsque vous émettez un son, vous pouvez vous rendre compte qu'il résonne dans votre corps. Si vous en faites varier la hauteur, vous sentirez que les sons graves résonnent dans le bas du corps, et les sons aigus dans le haut du corps. On peut faire le même genre d'expérience avec les voyelles. La voyelle O, un peu sombre, résonne plus bas que la voyelle I qui est composée d'harmoniques aigües. Aussi, les chakras sont en résonance avec certaines hauteurs de son et certaines voyelles. Ce sujet est développé dans les articles Résonances sonores dans le corps et Son: timbre et harmoniques.

De façon analogue, les chakras résonnent à certaines couleurs. C'est une expérience courante, chez certains et plus souvent certaines d'entre vous, qu'un jour, vous avez envie de vous habiller d'une couleur, et un autre jour d'une autre. Quelquefois, ce choix exprime ce qu'on veut paraitre, pour plaire. Ou bien il est le reflet de notre état émotionnel, triste ou dynamique. Le choix de la couleur provient de notre inconscient profond. Souvent, il traduit le besoin du corps d'être nourri par une certaine vibration colorée. Ainsi, si vous manquez de dynamisme, vous aurez peut-être tendance à vous habiller d'une couleur de feu.

C'est ainsi que les chakras, pour être en bonne santé, ont besoin d'être nourris de lumière, avec les couleurs qui correspondent à leur fonction. Par exemple, le chakra de la base demande la couleur rouge, couleur de l'incarnation. Les couleurs qui nourrissent les chakras, celles qui sont associées à leurs vibrations, s'étagent selon les couleurs du spectre solaire: rouge (base), orange (hara), jaune (plexus solaire), vert (coeur), bleu clair (gorge), bleu-violet (troisième oeil), violet (couronne) et le blanc qui en est la synthèse. Attention de ne pas confondre avec la couleur du chakra lui-même. Ceux qui perçoivent les chakras les voient avec toute une gamme de couleurs qui sont la traduction de l'état de santé générale du chakra et de son activité du moment. Des détails sur le spectre solaire, la lumière et les couleurs sont donnés dans l'article La nature de la couleur.



Les corps subtils

Tout autour du corps physique, l'exploration tactile (ou pour certains, visuelle) révèle des corps de matière extrêmement ténue, presque impalpable, qui sont comme des cocons vibratoires englobant le corps physique. Ils sont emboités les uns dans les autres comme un jeu de poupées russes.

On peut en compter un nombre variable, car il semble que plus on devient sensible, plus on en découvre. Il y en a 4 principaux, qui correspondent aux fonctions de l'être humain le plus à notre portée: le corps éthérique (ou vital), le corps émotionnel, le corps mental et le corps spirituel. Ces 4 corps sont ceux qui réagissent directement à nos préoccupations quotidiennes, nos envies, nos difficultés. Et donc ceux qui sont concernés lorsque nous cherchons à évoluer, à grandir, à nous réaliser pleinement.

Toutefois, lors d'une exploration plus poussée, le corps spirituel se révèle lui-aussi comme surmonté par, ou décomposé en d'autres corps spirituels ou de lumière de plus en plus fins et de plus en plus vastes. On a l'habitude d'en détecter 3 autres, le corps supra-astral, le corps céleste et le corps de lumière, ce qui donne 8 corps au total, avec le corps physique. Selon les auteurs et les traditions, que nous avons cités dans la partie I de cet article, ils prennent des dénominations différentes. De la même façon que les chakras avec lesquels ils communiquent, chacun d'eux a des fonction spécifiques.

Le corps physique est le véhicule des autres, leur habit de chair, leur enveloppe. Il est vivant parce qu'il est animé par les autres (d'ailleurs "animé" signifie habité par l'âme).

Le corps éthérique véhicule la sève de la vie, comme les plantes. En lui se lisent la santé du corps physique ou ses maladies. Avant d'être physiques, les maladies ont leur empreinte énergétique dans ce corps, fuites, blocages, dépression, décalages, etc.

Dans le corps émotionnel, on trouve comme l'indique son nom, les complexes émotionnels. De façon analogue, dans le corps mental sont inscrites les idées de la personne, ou plus exactement la qualité des idées: fluides et souples, ou figées dans des croyances et des préjugés. Enfin, le corps astral ou spirituel révèle l'orientation générale de la vie de la personne, avec en particulier ses blessures psychiques fondamentales, celles qu'elle porte dès la naissance, et qu'elle est amenée à transcender et guérir.

Lorsqu'on touche le corps physique en étant attentif à la sensation qu'il donne, on perçoit que certains tissus sont souples et vivants. D'autres sont trop rigides, ou trop mous, et donnent quelquefois une impression de vide, sans présence vivante. L'énergie de vie a été emprisonnée, bloquée, ou s'est retirée, au fur et à mesure que se bâtissent des armures tissulaires au cours de la vie, armures de protection contre les circonstances douloureuses (voir article La psychologie biodynamique). En traitant le corps physique par des massages, il est possible de faire circuler l'énergie à nouveau, comme une rivière qui retrouve pleinement son lit lorsqu'on le débarrasse des rochers et des branchages qui l'encombrent. On trouve l'analogue dans les corps subtils: ils sont affectés de vides, de "crevasses", de fuites d'énergie, et aussi de blocages ou freins sous forme de "grains de sable", "rochers" et "cristallisations" (ce sont des images qui naissent par l'impression que cela donne). Et de même, on peut les traiter par des "massages subtils" ou harmonisation énergétique.

L'examen plus détaillé de ces corps subtils révèle une sous-structure, une construction interne. Si l'on a compris que la nature utilise souvent les mêmes principes, on ne sera pas étonné de trouver que les corps ne sont pas qu'une simple masse homogène. Même les bactéries présentent une organisation interne. Les corps subtils sont composés d'un noyau entouré d'une chair, à la manière d'une pêche qui serait étirée en hauteur dans le sens du corps. Le noyau est parcouru par une ligne centrale qui l'irrigue de l'énergie céleste et qui est reliée aux chakras.


fig 2


La figure 2 ne représente pas l'épaisseur des corps à l'échelle. Si le premier, le corps éthérique a une épaisseur de quelques centimètres, le corps accessible le plus élevé peut atteindre plusieurs mètres. Cette épaisseur n'est pas fixe. Comme pour le corps physique, il y a des gros et des maigres. L'épaisseur et la forme des corps dépendent de la constitution de la personne, de son état énergétique, physiologique, psychologique et spirituel. Elles varient donc en fonction de l'individu et, chez un individu, en fonction de sa période de vie, et même du moment de la journée.
L'épaisseur et la forme des corps changent également au fur et à mesure de l'évolution de l'humanité dans son ensemble. Ceux qui voient ces corps ont constaté une augmentation générale de leur volume depuis quelques dizaines d'années. Cela leur fait dire que l'humanité est en train de changer de mode de fonctionnement. Nous allons vers une plus grande sensibilité à certaines valeurs liées à l'amour (bienveillance, tolérance, solidarité, compassion). Nous sommes plus en connexion avec notre âme, nous sommes plus à l'écoute de notre partie divine, à condition toutefois que nous ne nous opposions pas à ce processus par de fortes résistances. 


L'être multidimensionnel

Cette évolution des corps subtils et de l'attitude associée est souvent exprimée en disant que l'humanité effectue un changement de dimension. Le mot "dimension" peut être mal compris. Il signifie une expansion de la conscience. Un choix de mot peut-être pas très heureux, mais tellement utilisé qu'il est difficile de le modifier. Il suffit de l'expliquer.

Dimension, dans le langage commun, c'est d'abord la mesure, comme l'étymologie le suggère ("mension" = mesure). Les dimensions d'un meuble, disons un canapé, ce sont sa taille, sa longueur, sa hauteur par exemple.

De son côté, la terminologie de la géométrie nous suggère une autre sens: l'espace comporte 3 dimensions (3D), comme le canapé par exemple si l'on considère qu'il s'étend en longueur, en largeur et en profondeur; alors que les surfaces n'ont que 2 dimensions et les lignes (par exemple des fils) une seule (leur longueur). Les  mathématiques de la relativité considèrent un espace comportant 4 dimensions incluant le temps. Dans ces cas, il serait plus juste de parler de dimensionnalité que de dimension. (voir article Les Images fractales)


De la troisième à la quatrième dimension
   
Le type de dimension qui nous intéresse ici dans le domaine des corps subtils et du développement spirituel de l'être, a également un rapport avec la mesure: la dimension, c'est la façon dont l'être donne la mesure de lui-même. Dans son égoïsme destructeur ou dans toute sa beauté humble? Il s'agit donc en quelque sorte d'un niveau de développement, un niveau vibratoire.

On considère habituellement que l'humanité dans son ensemble se situe dans la troisième dimension. La troisième dimension vibratoire est cette dimension où se retrouve l'emprisonnement, où se retrouve le carcan des conditionnements, les systèmes de croyances qu'entretiennent la personnalité et l'âme blessée [ouv. cit.]. Ces conditionnements empêchent l'être humain de donner place à ses ressources intérieures, à sa divinité. Sa conscience est comme endormie. C'est un sommeil de l'âme. Cela se traduit par la défense de son petit moi, le besoin de revendiquer, de posséder, de contrôler.

La deuxième dimension est celle de la guerre, de la destruction. La première est la cruauté sans objet, pour elle-même. Actuellement, l'humanité transite vers la quatrième dimension en reconnaissant des valeurs comme la solidarité, le respect de l'autre, l'acceptation des différences, en cherchant à soulager la misère et la souffrance.

La documentation sur les chakras est vaste, riche et confuse. Il n'y a pas lieu de s'en offusquer, car nombreux sont ceux qui sont en recherche, et qui balbutient. De toutes façons, la connaissance n'est pas un produit à consommer, y compris le présent article. Il est bon de se faire sa propre opinion, au travers de sa propre expérience, son vécu, sa sensibilité, son intuition. La connaissance dans ce domaine est vivante et évolue. Elle est complexe et peut être abordée sous différentes facettes, de telle sorte qu'elle peut sembler contradictoire. Ainsi, les références qui suivent peuvent être en contradiction avec ce qui est exposé ci-dessus. Mais deux affirmations contradictoires ne s'excluent pas forcément. Il est possible que ce soient deux vérités superposées. Cela ne veut pas dire que tout est bon. Préférez le travail soigné et approfondi, exposé clairement et simplement.


Ouvrages imprimés

    * Maitre de ses chakras, maitre de sa vie, Marie-Lise Labonté, Editions Le Dauphin Blanc, 2005
    * La guérison spirituelle angélique, Ninon Prévost, Marie-Lise Labonté, Editions Shanti
    * La science des chakras, voie initiatique du quotidien, Daniel Briez, édition Mortagne, 1995
    * Manuel des chakras, Shalila Sharamon et Bodo J. Baginski, Entrelacs, 1991
    * La médecine du corps énergétique, Dr Janine Fontaine, Robert Laffont, 1983
    * Vingt ans après, médecin des trois corps, Dr Janine Fontaine - Ed. J'ai lu, 1995
    * Voir, les enseignements d'un sorcier yaqui, Carlos Castaneda, Gallimard 1973 (réédition Folio)
    * Centres et corps subtils, Omraam Michaël Aïvanhov, Prosveta, 1987
    * La Kundalinî, l’Energie des profondeurs, Lilian Silburn, Les Deux Océans Paris 1983
    * Corps subtil et corps causal, Tara Michaël, Le Courrier du Livre, 1979
    * Le yoga. Immortalité et liberté, Mircéa Eliade, Payot, Paris, première éd. 1954
    * La puissance du serpent, Arthur Avalon, Dervy, 1950 (première édition anglaise vers 1920 ?)
    * Les çakras, l'anatomie occulte de l'homme, Michel Coquet, Dervy-Livres, Paris, 1982
    * Champs d'énergie humaine; applications de la bioélectrographie GDV, Pr. Konstantin Korotkov, Ed Marco Pietteur, 2005
  
    http://www.spirit-science.fr/doc_humain/chakras.html





Développement, description détaillée des chakras et des nadis à partir de la traduction  des "Upanishads" 
http://hindoubouddhi.blogspot.fr/search/label






Il m'apparait important de revenir sur la correspondance des chakras avec les différents plans subtils

PHYSIQUE           Muladhara

ETHERIQUE         Swadhisthana

ASTRAL                Manipura

MENTAL               Anahata

CAUSAL               Vishuddha

BOUDDHIQUE     Ajna
   
ATMIQUE             Sahashrara


1) Le corps physique
Il est la manifestation la plus dense des autres plans de conscience.
Il permet à la conscience d’expérimenter et de ressentir.
Il est le véhicule de l’âme. C’est le réceptacle des corps subtils, un lieu
d’évolution spirituel, un temple.

2) Le corps éthérique
Il anime le corps physique. Il est le transmetteur au corps physique des énergies venant de l’astral. Il est aussi appelé l’aura de santé. Il reproduit la forme du corps physique en le débordant de quelques centimètres. Il a été mis en évidence par l’effet Kirlian.
Avant d’exister dans la matière toute forme physique doit se constituer sur le plan éthérique, c’est ce corps qui permet au corps physique de vivre.

3) Le corps astral ou émotionnel
On l’appelle aussi corps des désirs, des émotions.
Il est le siège des sensations, des émotions, des traits de caractère.
Il est fait d’attirances et de répulsions engendrant toutes sortes de désirs et de peurs.
Les dérèglements sur le plan émotionnel vont créer des dérèglements au niveau du corps physique.
Par ailleurs, c’est dans le corps émotionnel que sont stockés nos peurs et nos angoisses et à travers l’aura émotionnelle, nous émettons des vibrations qui vont attirer à nous des vibrations du même type; d’où l’importance de nettoyer nos mémoires émotionnelles pour changer le courant de notre vie.
Il existe 2 octaves, le bas astral et le haut astral dans lequel vivent de très nombreux êtres. La musique peut permettre d’élever sa vibration afin d’éviter les plans inférieurs.

4) Le corps mental
Nos pensées, nos idées et nos connaissances rationnelles viennent de notre corps mental. Il a comme le précédant 2 octaves.
Sa véritable fonction prise dans son octave supérieure est de capter les vérités universelles en provenance du plan spirituel pour les intégrer dans le mental rationnel afin de les adapter aux situations concrètes de la vie.
Ces connaissances élevées se manifestent alors sous forme d’intuition, de visions, de compréhensions instantanées.
Dans sa dimension inférieure, il se concrétise par des pensées linéaires du mental rationnel. Les informations viennent du corps physique et des sens mais sont déformées par le filtre du corps émotionnel. Le mental rationnel n’est pratiquement jamais neutre.

5) Le corps causal
Ce corps persiste au travers de nombreuses incarnations. Il est le réceptacle de toutes les expériences vécues au cours des vies antérieures.
Il s’agit du principe qui va commander toute réalisation sur le plan physique.
Nous ne sommes plus dans les émotions ou les idées, mais dans le principe qui va commander toute réalisation sur le plan physique.
Ce plan détermine ce qui nous arrive sur le plan physique, il est lié à la notion de karma. En accédant en conscience au plan causal nous allons pouvoir comprendre les évènements de notre vie et peut-être les transformer.

6) Le Plan Bouddhique
Plan de l'éveil et de l'illumination spirituelle, Plan de connexion avec l'ensemble des Plans et des dimensions de la Création. Plan de la connaissance.   

7) Le Plan Atmique
Plan spirituel à l'état pur, faisant frontière avec les Plans Divins. Difficile d'en dire davantage, ce Plan échappant par nature a toute appréhension de la conscience ordinaire.





"LA PHYSIOLOGIE DES CHAKRAS ET DES NADIS"

Par Jean-Michel Jutge

Dans les articles précédemment consacrés à la kundalini, nous avons parlé des différents processus et types d’énergies pouvant emprunter ce mode de développement. La physiologie subtile qui est rattachée à ces processus peut elle aussi présenter diverses variantes selon la qualité ou la force de l’énergie en présence. Mais toujours elle empruntera ce que la tradition indienne appelle les nadis et les chakras, constante qui différencie les processus de développement de la kundalini par rapport aux autres développements. Pour ne prendre qu’un exemple, les méridiens décrits par la médecine chinoise sont autre chose, et régissent les différentes formes de développement du chi.

Il convient de différencier le système en lui-même, qui est ici le système des nadis et des chakras, de l’énergie qui emprunte ce système. Selon le type d’énergie utilisée, le vécu et la forme de développement intérieur d’une part ne seront pas les mêmes, et la perception que nous aurons du système lui-même d’autre part marquera aussi des variantes. Nous trouvons de par ce fait, et pour le peu qu’elles soient authentiques, différentes descriptions des chakras, émanant de différents auteurs. La représentation classique que nous trouvons dans beaucoup d’ouvrages, avec les divinités hindouistes, les sons rattachés aux lettres sanscrites etc. n’est pas seulement une représentation culturelle mais manifeste aussi un mode de développement réel, celui rattaché aux dieux de l’hindouisme et aux forces qu’ils manifestent. Malgré tout, Il existe un mode de développement rattaché à l’être humain lui-même, indépendamment de toute culture ou toute attache à des mondes non humain, et permettant la prise de conscience de l’essence Divine qui nous est propre. Notre description s’attachera plus à ce mode de développement là, même si le système en lui-même présente selon les formes de kundalini des constances et un rôle bien défini qui ne pourra échapper à un expérimentateur aguerri. Nous laisserons également de côté toutes les visions philosophiques, analogiques, ésotériques ou symboliques que l’on veut parfois rattacher à cette physiologie subtile, pour ne voir que son aspect concret, aussi concret que peut-être la physiologie du corps physique lui-même, si l’on développe la sensibilité adéquate.

Comprenons d’abord ce qu’est le rôle de ce système. L’axe du système en lui-même est l’axe de la Sushumna, qui est en fait un conduit (nadi) composé de trois circuits gainés les uns dans les autres. Cet axe se superpose au canal de l’épendyme, canal physiologique du corps humain à l’intérieur de la moelle épinière, et se poursuit vers le bas jusqu’à l’intérieur du sacrum, et vers le haut jusqu’à trois centimètres au-dessus de la tête, en passant par le centre puis le sommet du crâne juste un peu en arrière de la fontanelle. Parmi les trois circuits il en est un qui s’arrête au centre du crâne, au niveau de l’épiphyse en relation directe avec le centre de la conscience qui constitue habituellement l’ego (ahamkara) et est relié directement au sixième chakra (Ajna). De la Sushumna, c’est le seul circuit qui fonctionne naturellement, l’énergie remontant du sacrum sous la forme du désir jusqu’à la psyché, c’est-à-dire la pensée consciente. Des deux autres circuits l’un, ascendant joue le rôle de conducteur de la kundalini, l’autre, descendant reçoit les forces divines et absolues pouvant s’exprimer à travers le septième chakra. (Sahasrara). Vient se rajouter à ces trois circuits principaux, deux autres, appelés Ida et Pingala, partant du sixième chakra (Ajna) sur le front, vers les tempes, derrière les oreilles, puis descendant dans le corps le long de la nuque et de chaque côté de la colonne vertébrale, pour se rejoindre à la base de la Sushumna dans le sacrum. Je n’ai personnellement jamais observé chez quiconque de descente en hélice telle que représentée sur certaines gravures, sauf dans un cas particulier de Samadhi où l’énergie est tendue à l’extrême et vrille ces circuits. La polarité Ida et Pingala manifeste la polarité psychique de l’esprit, celle du moi qui oscille en permanence dans la dualité solaire et lunaire. L’équilibre de la pensée ne peut jamais être atteint de manière durable car il est un équilibre instable tendant toujours à basculer d’un côté ou de l’autre. La pensée s’exprime à travers ces nadis en projetant l’impulsion du désir, le reliant directement à toute la conscience et l’autorité de l’individu. Ainsi, le rôle de ces nadis est de relier directement la conscience psychique à la sphère vitale la plus basse, afin d’exprimer dans le corps le pouvoir et la volonté du moi de manière directe. On voit par cela que la relation désir/conscience s’exprime en un circuit fermé, de la conscience vers le désir par Ida et Pingala et du désir vers la conscience par l’un des trois circuits de la Sushumna que j’ai décrit plus haut. Ce mouvement conditionne à lui tout seul le mode de fonctionnement habituel de l’individu.

Le long de la Sushumna, et projeté par elle, se trouve le système des chakras dont les sept connus ne sont que les principaux. En effet, d’autres centres existent, soit sous la dépendance des chakras principaux, soit se développant ultérieurement au-delà du septième chakra lorsque l’individu grandit dans les sphères spirituelles. Notons simplement l’existence d’un chakra dans la paume des mains, sous la dépendance du quatrième chakra (Anahata) et sous la plante des pieds, sous la dépendance du premier chakra (Muladhara). Un chakra constitue en lui-même une porte, une interface, pour utiliser un terme moderne. Il relie un aspect de la vie intérieure avec l’aspect extérieure lui correspondant, cet extérieur pouvant aussi faire partie de mondes subtils. L’individu se trouvant constamment projeté en avant par les désirs et le développement du moi (directement du 6e vers le 1er chakra par l’intermédiaire de Ida et Pingala) donne ainsi la primauté au premier chakra, celui qu’il suscite en premier, puis le second etc. . Pour exemple, lorsque l’on sait que le premier chakra conditionne notre rapport à l’argent et les biens matériels, le lot commun sera de donner une priorité à cet aspect de la vie, avant, par exemple, la recherche du bien être sensuel régit par le deuxième chakra (Swadistana). Nous ne nous attarderons pas ici sur la description visuelle des chakras, qui présente un intérêt surtout pour celui développant une sensibilité à leur propos, mais plus sur leur rôle et relation avec la vie et notre vie intérieure. Il faut toutefois savoir que chacun des chakras présente un nœud en son point de liaison sur la Sushumna, noeud composé de cristallisations énergétiques et psychiques plus ou moins importantes, empêchant une bonne circulation de l’énergie dans le chakra lui-même mais également une bonne relation des chakras entre eux. L’état de sclérose et d’encombrement des chakras explique l’insensibilité qui les caractérise, et la difficulté de développement de chacun d’entre eux.

Un chakra peut présenter différents états :

- Il peut être ouvert ou fermé, voir retourné, comme une fleur qui épanouit ses pétales ou les rétracte. Cet état peut varier dans le temps en fonction de notre état intérieur. Un chakra retourné dénote un traumatisme important dans le domaine de la vie correspondant, ou une maladie.

- Il peut être peu ou fort développé. Le développement est progressif tout au long de la vie. Il intervient parce que nous donnons de l’énergie ou agissons dans le domaine de la vie correspondant au domaine de gestion du chakra. Lorsque l’exploration de ce domaine est complète, ce développement atteint un état de réalisation créant un éclatement du chakra mettant fin à toute séparation intérieure/extérieure dans le domaine de la vie correspondant au chakra. Il existe différentes formes de yoga adaptées à la réalisation de chacun des chakras. Le karma yoga par exemple ou l’œuvre désintéressée développe le troisième chakra (Manipura) jusqu’à la réalisation de la joie intérieure et l’extinction de la peur, deux formes d’expression de l’énergie passant par ce chakra.

- Il peut être vide ou plein d’énergie. Selon l’état d’ouverture ou de fermeture les conséquences en sont différentes. Un chakra ouvert mais vide d’énergie devient hypersensible et vulnérable. Un chakra plein d’énergie mais fermé, empêchera sa libre circulation créant à long terme un état de cristallisation de l’énergie pouvant entraîner des maladies. Ainsi, la colère par exemple, est un état de cristallisation de l’énergie dans le troisième chakra, expulsé violemment. De même l’on constate dans tous les cas de cancers un état de fermeture du troisième chakra, souvent retourné, présentant un trop plein d’énergie cristallisée depuis un long terme. On pourrait multiplier les exemples. Déterminer les liens entre l’état des chakras et certaines maladies est fort intéressant et permettrait peut être de les guérir par une intervention adéquate. Mais tout ceci reste à expérimenter.

- Il peut être encombré ou purifié. Toutes sortes de choses peuvent venir polluer un chakra, générées par notre mental, notre mode de vie, ou venant de l’extérieur. Ces encombrements ne font qu’amplifier la mauvaise circulation de l’énergie dans les chakras, et leur insensibilité.

Le système des chakras est relié au corps physique par le système hormonal et la plupart des plexus nerveux. Partant de ces chakras, sur le pourtour de leur ouverture représenté par les  » pétales « , mais aussi en leur point d’enracinement sur la Sushumna, se trouvent une multitude de conduits subtils, les nadis. Le rayonnement énergétique de ce système peut être perçu chez un individu à travers l’aura.

Des sept centres en partant du bas vers le haut, on distingue le premier appelé Muladhara situé au niveau du plancher pelvien et tourné vers le bas, le deuxième Svadisthana entre le nombril et le sexe et tourné vers l’avant, le troisième Manipura entre le nombril et l’appendice xiphoïde, le quatrième Anahata au milieu de la poitrine, le cinquième Vishuddha sur le cou, le sixième Ajna au milieu du front, le septième Sahasrara à la surface du crâne et tourné vers le haut. Chacun de ces chakras a un rôle et une fonction bien précis et émet plusieurs qualités d’énergie, ayant chacune un rôle et une fonction bien précis. Selon son état d’énergie et de bon fonctionnement, l’ouverture antérieure d’un chakra peut présenter un diamètre plus ou moins important en proportion d’ailleurs à son degré de projection en avant depuis le Sushumna.

Retenons que le chakra du bas Muladhara est responsable de notre relation avec la matière. Il est en contact avec la terre et comme nous l’avons expliqué, relie directement le corps physique à l’aspect psychologique de l’être humain par l’intermédiaire du désir. Son ouverture se traduit par un détachement ou un état de lucidité concernant les choses matérielles et leur gestion, et engendre une disponibilité d’esprit pour le spirituel, une faculté de pénétration et de discrimination psychologique très poussée et profonde dont le résultat extérieur est une grande vitalité, s’exprimant, en particulier, dans l’action créatrice. Une trop grande fermeture et un dysfonctionnement de ce chakra peut se traduire par un attachement excessif et de l’inquiétude quant aux biens matériels, par une course à l’argent, ou par des accès de colère arrogante, par de la grossièreté, par de la violence criminelle, passionnée ou gratuite, par de la perversion ou du sadisme.

Le deuxième chakra Svadisthana est en relation directe avec le corps physique et en régularise toutes les fonctions de cohésion et de consistance. Il entretient au niveau du corps un état de bien-être et de détente. Il est directement relié à notre affectivité et à toute la sensualité du corps. C’est le centre d’expression du plaisir. Lorsqu’il est fermé ou perturbé, cela se traduit par un état d’inertie, de lourdeur, de dépendance affective mal placée, de jalousie ou d’avidité. Pour entretenir la santé de ce chakra il est nécessaire de développer une relation saine au corps, de faire suffisamment d’exercices physiques, d’adopter une alimentation correcte, une bonne hygiène de vie, une vie affective équilibrée et d’aimer son corps.

Le troisième chakra Manipura est un accumulateur d’énergie, il nous délivre l’énergie physique et nous met en relation avec la vie sociale. Le 3e chakra régit aussi certaines fonctions organiques, la vitalité du corps, c’est à dire le côté animal de l’organisme et son aspect dynamique, ainsi que la santé. Chaque fois que nous sommes malades, ce chakra est perturbé et perd de l’énergie; il intervient également dans les fonctions digestives. Un excès d’excitants et de toxines détruit son bon fonctionnement. Son ouverture et une bonne circulation de l’énergie en son sein se traduit par la joie, la compassion dans le sens bouddhiste du terme, une bonne santé. Sa fermeture se traduit par de l’agressivité, de la violence, par la guerre ou par la peur. Son bon développement nécessite une certaine intégration sociale, une vie sociale qui soit conséquente, une activité sociale créative et bien vécue. Par exemple, un travail qui ne nous plaît pas avec un patron agressif va entraîner des perturbations et boucher ce chakra. Dans notre société occidentale c’est le chakra le plus perturbé. Comme la vie sociale est étroitement liée à l’argent, cela entraîne aussi une perturbation au niveau du 1er chakra. La relation à la matière devient caduque. Une humanité qui aurait reconquis sa spiritualité réorganiserait toute la société de manière différente, ce qui permettrait le plein développement de tous les chakras. La pratique du hatha yoga intervient directement au niveau du 2e et du 3e chakra. Si l’on veut plus particulièrement développer le deuxième chakra, on pratiquera des postures en statique, pour le 3e, des mouvements en dynamique, l’énergie du 3e étant rattachée aux mouvements et aux muscles.

Le quatrième chakra Anahata est responsable de toutes les formes de relation, de communion, de contact. Il régit aussi les sentiments, les émotions saines et la vie amoureuse. Ce sont souvent ces aspects là qui perturbent ce chakra. Par exemple, nous pouvons vivre à un moment une relation amoureuse qui va ouvrir ce chakra, et en souffrir ensuite, ou avoir une déception sentimentale qui va le refermer. Il peut ensuite rester fermé pendant des années, voire toute la vie. C’est aussi à ce niveau que s’expriment les conflits internes du moi, même si leurs origines sont ailleurs. Chaque fois que l’on résout un conflit, on rend ce chakra disponible, et on l’ouvre un peu plus. C’est aussi le lieu d’expression de l’être, de l’âme, ou du psychique dans les développements liés à la force supramentale. Donc plus nous développons l’être intérieur plus ce chakra va grandir. Inversement, chez les personnes ayant une âme peu développée ce chakra sera assez limité. Chaque fois que nous nous isolons intérieurement parlant, ce chakra se ferme et souffre de perturbations. Il est aussi le lieu d’expression de la haine et de la méchanceté. Il faut différencier l’isolement de la solitude. L’isolement est une coupure volontaire vis à vis des autres, ou de quelque chose. Lorsque ce chakra est fermé à cause de l’isolement, on peut avoir beaucoup de mal à retrouver le contact avec les autres. On peut se retrouver au milieu d’une foule et se sentir complètement isolé, coupé, et dans un état de solitude très profond. Inversement si ce chakra est bien ouvert, nous pouvons nous retrouver totalement seul sans que cela nous pose de problème, parce que nous n’aurons pas cette sensation de coupure. Pour développer ce chakra, il faut donc, d’une part aller vers les autres et d’autre part, essayer de résoudre nos conflits. Et surtout pardonner, chaque fois que l’on nous a fait du mal et que les situations sont résolues, afin de garder la paix intérieure.

Le cinquième chakra Vishuddha concerne la relation à la pensée et à l’expression de soi. Il est en relation avec notre mental analytique, la réflexion. Pour bien le développer, il faut apprendre à s’exprimer. Cela ne veut pas dire s’exprimer de manière inconsidérée et dire n’importe quoi. Mais les registres de l’expression peuvent être très divers et passer à travers des actes, des gestes, de la créativité. Chaque fois que l’on pense devoir exprimer quelque chose d’une manière ou d’une autre, il faut essayer de le faire. Ce qui veut dire aussi dépasser nos peurs. Si nous avons trop de peur, cela bloque le 3e chakra et empêche l’expression. C’est pour cette raison que les blocages des 3e et des 5e chakras, sont liés. Si nous débloquons l’un, souvent nous débloquons l’autre. La réflexion est la capacité à prendre en charge notre pensée, notre mental, sans le laisser s’exprimer de manière inconsidérée. Et la réflexion amène à la synthèse du mental. Une pensée synthétique, consiste à mettre en relation un certain nombre de pensées pour n’en faire qu’une seule, ce qui diminue le flux de la pensée, tout simplement parce que la pensée arrive à sa propre compréhension.

Le sixième chakra Ajna régit notre relation au psychisme et à la conscience. C’est aussi à partir de là que s’exprime la volonté du moi. Ici se trouve le centre de la personnalité, c’est à dire l’ego, appelé ahamkara autour duquel la personalité se construit. Lorsque ce chakra est fermé, cela se traduit par de l’orgueil, de l’ambition, un comportement égotique. Ouvert, cela nous met en contact avec nous-mêmes. C’est donc à travers la connaissance de soi que l’on peut développer ce chakra mais aussi la connaissance de tous les mécanismes liés au fonctionnement de la conscience et au fonctionnement de la création, du monde, de l’univers. Chaque fois que l’on comprend quelque chose cela contribue à développer ce chakra. Par exemple, à travers cette lecture, si vous voyez comment fonctionne la relation des chakras avec l’énergie, avec la vie, le psychisme etc., vous développez le 6e chakra. A condition, bien entendu, que cette compréhension ne soit pas seulement intellectuelle mais bien réelle, c’est à dire qu’elle soit une perception du fait. Lorsque cette perception du fait est là, il n’y a pas besoin de retenir. Si l’on cherche à retenir, c’est que l’on n’a pas vu. C’est toute la différence entre le développement de l’intelligence et le développement de la conscience. Le mécanisme ordinaire de la conscience fonctionne par une accumulation de connaissances, alors que l’intelligence fonctionne par une perception directe des choses. Dans ce dernier cas, on ne garde rien en souvenir mais cela apparaît à la conscience lorsqu’on en a besoin. La compréhension directe à travers l’intelligence crée un état d’illumination à l’instant où l’on comprend. C’est comme un éclair. J’ai vu, j’ai compris ! Mais l’instant d’après on ne sait plus ce que l’on a compris, parce que c’est intégré directement. Si en lisant cela vous cherchez à avoir des connaissances, ce peut être intéressant pour alimenter votre réflexion. Mais c’est beaucoup plus intéressant si vous comprenez directement de quoi l’on parle. Lorsque la compréhension reste intellectuelle, c’est le 5e chakra qui en est alimenté.

Le septième chakra Sahasrara nous met en relation avec les plans subtils, la spiritualité, le Divin. Pour développer le 7e il n’y a rien de mieux que l’état d’humilité, l’abandon de soi, la confiance. La confiance peut être simplement la confiance en la vie, la confiance dans les autres, en soi. Mais c’est surtout chercher le développement intérieur. Si l’on est exclusivement matérialiste par exemple, on regardera toujours vers le bas, sans jamais se donner la possibilité de développer le 7e chakra. En revanche, si l’on aspire à une évolution, un développement intérieur, à une créativité, à une plus grande liberté, à ce moment là on contribue à développer ce chakra. Un tel développement ne passe pas forcement par le yoga ou un travail de la kundalini. Le 7e c’est aussi la relation au divin. Mais une relation qui soit réelle, qui ne soit pas intellectuelle. Par exemple les personnes religieuses ayant une croyance en une certaine conception de Dieu, ont la plupart du temps une relation d’ordre sentimental ou une relation avec leurs propres pensées, leurs propres projections, leurs propres idées. Ce n’est pas une relation directe. Ici l’on parle d’une relation directe avec le divin, cela ne passe pas par une idée, c’est vivant. On appelle cela la vie spirituelle. Eviter le matérialisme excessif ne signifie pas que l’on ne doit pas être matérialiste, mais plutôt qu’on ne doit pas l’être exclusivement. Il convient aussi d’éviter le dogmatisme, car cela enferme l’esprit dans la croyance et le rend aveugle. Si vous ne vérifiez pas ce que vous lisez ici et que vous l’acceptez tel quel, ce sera de la croyance aveugle. Au lieu de vous ouvrir vers le haut, cela va enfermer l’esprit dans un système de pensée. Or, tout ce qui est enfermant, limitatif, tous les systèmes sont à éviter. De même si vous pensez que le yoga est le système unique ou le plus parfait pour arriver à évoluer. Nous voyons le même esprit dans les mouvements politiques, les religions etc. . Tout ceci constitue notre autorité, nos croyances. Même si nous sommes certains que ce que l’on dit ou fait est juste, nous pouvons établir cela comme un dogme, et nous enfermer l’esprit. Aller en sens contraire est acquérir l’humilité, la simplicité, l’abandon de soi, la confiance, la liberté, et cela développera votre 7e chakra.

Jean-Michel Jutge

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