« Travaillez sur vous-même, et votre monde se portera mieux : cela est une certitude ! »

mardi 10 janvier 2017

"LE BURN-OUT CHEMIN INITIATIQUE ?"


Plus de 12 % de la population active française courrait le risque d’un burn-out en 2014, cet épuisement professionnel.
Et si, sous la gravité du mal-être,
pulsait une puissante énergie de transformation ?

« Serais-je la femme que je suis aujourd’hui si je n’avais pas été victime d’un burnout ? » La question semble curieuse. C’est pourtant celle que se pose Nadia Guiny, neuf ans après avoir payé cher sa suractivité professionnelle. « J’étais directrice de la communication, j’avais des responsabilités, j’étais reconnue, raconte-t-elle. Pendant vingt ans, j’ai adoré mon métier, je me donnais sans limites. À un moment, j’ai commencé à y trouver de moins en moins de sens. La fatigue s’accumulait, mais j’avais tellement à cœur de bien faire ! Je me disais qu’un moment favorable viendrait. Je n’ai pas vu le mur venir. » Selon les gens, le mur prend la forme d’un AVC, de dérèglements physiologiques, d’un état dépressif. Certains se réveillent un matin incapables d’honorer le rendez-vous qu’ils préparaient depuis des mois. Nadia Guiny, elle, a vu surgir une maladie neurologique invalidante. « Le neurologue a fait le lien entre mon surinvestissement et l’incapacité de mon organisme à en supporter davantage », souligne-t-elle.


Renaître de ses cendres

« Cet épuisement physique et psychique est le résultat d’un trop fort déni de soi, commente la psychologue Patricia Serin. Il est le signe que la personne a négligé des aspects d’elle-même, pourtant essentiels. » Le corps est épuisé, le cerveau grillé. S’arrêter longtemps est une nécessité – vécue parfois comme un échec. Pour Nadia Guiny, c’est un électrochoc. « Moi qui n’avais plus goût à rien, j’ai pris conscience que je voulais vivre, et en bonne santé », relate-t-elle. Les forces lui manquent, mais son congé maladie lui donne du temps pour réfléchir. Qu’a-t-elle à en comprendre ? « Certaines entreprises portent une responsabilité, du fait de charges de travail colossales ou de pressions managériales, admet-elle. Pour autant, il est important de dépasser la plainte et la colère. Un burn-out doit nous questionner sur notre perfectionnisme, notre soif de reconnaissance, ainsi que sur nos difficultés à mettre des limites et à exprimer nos besoins. » C’est aussi le moment de se mettre à l’écoute de ses aspirations fondamentales.

Sommes-nous vraiment sur notre route ? L’intuition, les rêves ou les ressentis sont de précieux alliés. Nadia Guiny a mobilisé le peu d’énergie qu’il lui restait pour explorer de nouveaux champs. « Peu confiante dans les traitements que me proposait la médecine, j’ai décidé de me tourner vers des approches alternatives », narre-t-elle. Rebirth, étiopathie… Elle finit par trouver son sésame entre les mains d’un chiropracteur énergétique. « Il a cassé les couches émotionnelles que j’avais accumulées, explique-t-elle. Je me suis sentie me “reverticaliser” et me défaire peu à peu de mes douleurs. »

On réalise l’absurdité du système dans lequel on s’était enfermé.
En parallèle, elle s’interroge sur sa vie, sur ses valeurs, sur ce dont elle souhaiterait être fière à l’orée de sa mort. « Au fond, le burn-out est un processus alchimique, analyse-t-elle. Dans une société qui valorise l’hyperconsommation, l’individu ne fait pas exception : il se consume. » Une fois calciné, tel le phénix, il peut renaître de ses cendres, à condition de faire le chemin de la purification, de la suppression des résistances puis de la recomposition de lui-même, vers un état d’unité intérieure.


Un éveil spirituel

« C’est comme dans un éveil spirituel », confirme Patricia Serin : soudain, face à l’abîme des circonstances, quelque chose s’engouffre et se révèle, « on réalise l’absurdité du système dans lequel on s’était enfermé. On se rend compte de la nécessité d’évoluer vers une qualité de présence plus authentique. Le burn-out exige un changement profond de la relation que nous entretenons à nous-mêmes et aux autres. » Il ne s’agit pas forcément d’abandonner son travail – on l’a peut-être choisi par vocation –, mais de revisiter la façon dont on le perçoit. « À rebours du sentiment de n’en faire jamais assez, nous devons prendre conscience qu’en jouant simplement notre rôle dans le Grand Tout, nous faisons notre part, comme des colibris, note la psychologue. Cette vision est extrêmement apaisante. Peu à peu, on remplace le besoin d’amour par la découverte de l’amour en soi. » Il ne s’agit pas de romantiser : le burn-out reste une expérience douloureuse. Se reconstruire prend du temps. Une fois les symptômes disparus, la tentation est grande de repartir sur les mêmes rails. « Mais que vaut-il mieux : prendre le risque d’aller vers l’inconnu ou avoir la certitude d’aller dans le mur ? », interroge Nadia Guiny. Se faire accompagner peut être nécessaire, sans perdre de vue que les choix nous appartiennent. Quatre ans après son burn-out, Nadia Guiny n’avait plus trace de sa maladie. Après avoir repris son emploi à mi-temps, elle a fini par se lancer dans le coaching. « Je suis sur mon chemin de vie, conclut-elle. Le burn-out a réveillé cette flamme en moi qui, au lieu de me réduire en cendres, m’apporte chaleur et lumière. »

http://www.inrees.com/articles/burn-out-chemin-initiatique/


lundi 26 décembre 2016

"DMT LA MOLECULE DE L'ESPRIT"




DMT, La molécule de l'esprit, est un documentaire (1h13) qui s'intéresse à cette molécule, du point de vue scientifique avec ses effets sur le cerveau, connue et utilisée depuis des siècles pour ses propriétés médicinales ou psychotropes, présente dans certaines plantes et secrétée par le cerveau. Le docteur Rick J. Strassman a étudié le rôle éventuel de la glande pinéale dans les états de conscience extraordinaires en rapport avec la DMT.  VO/ST-Fr.


Le docteur Rick J. Strassman, professeur en psychiatrie à l’école de médecine de l’Université du Nouveau-Mexique, et un des psychiatres américains parmi les plus éminents, a mené la plus grande recherche psychédélique jamais réalisée en expérimentant sur des dizaines de volontaires la mystérieuse "molécule de l'esprit", nommée DMT, ou diméthyltryptamine.
Avec sincérité et une rigueur scientifique exceptionnelle, le docteur Strassman relate de très nombreux récits dont l'intensité, la profondeur et l'étrangeté sont réellement saisissantes, d'autant plus que beaucoup d'entre eux se réfèrent au Bardo, l'état intermédiaire qui va de la mort à la prochaine naissance.

Selon l'article du site en lien ci-dessous : Dès le début de sa carrière, Rick J. Strassman s’était fixé comme but de pratiquer des recherches légales aux États-Unis sur les substances psychédéliques, selon un protocole rigoureux. Dans le cadre de l’Université du Nouveau-Mexique, il s’est interrogé sur le rôle éventuel de la glande pinéale dans les états de conscience extraordinaires.
Les hypothèses avancées qu'il présente en irriteront plus d'un, mais personne ne restera insensible aux incroyables ouvertures qui se dégagent de ces recherches sur le cerveau humain et ses potentialités insoupçonnées. La DMT est-elle cette molécule de l'esprit en connexion avec la fameuse glande pinéale, considérée par les Hindous comme le lieu du septième Chakra et par Descartes comme le siège de l'esprit ? Une remarquable étude aux frontières de la connaissance.

Le Dr. Strassman a poursuivi ses travaux cliniques en cherchant à déterminer la fonction de la mélatonine, l’hormone secrétée par la glande pinéale connue également sous le nom épiphyse. Le groupe de recherches qu’il a animé a réalisé la première étude permettant de connaître le rôle principal de la mélatonine chez l’homme.
Il s’intéressa ensuite à la DMT, l’agent actif de l’Ayahuasca, et il entreprit en 1990 la seule expérimentation approuvée et financée par le gouvernement américain sur les psychédéliques pendant ces vingt dernières années.
Il a du batailler pendant deux ans avant de recevoir le feu vert de la FDA pour évaluer les effets physiologiques de la DMT, et mettre au point le questionnaire d’évaluation "Hallucinogen Rating Scale", servant à mesurer les effets psychologiques de la DMT et autres substances enthéogènes. Ces recherches sur les psychédéliques étaient approuvées et financées par le National Institute on Drug Abuse.

Le chercheur explique : "En occident, les études sur la conscience se sont multipliées. Un volet particulier de cette recherche étudie les effets des agents psychoactifs sur la conscience. Dans le cadre de la Fondation Cottonwood, nous poursuivons l’exploration des mystères les plus étranges de l’esprit humain. Nous utilisons les composants psychoactifs des plantes pour étudier les divers champs de conscience manifestés chez l’homme, leur processus, et découvrir leurs bases biochimiques et physiologiques.
Nous nous intéressons également aux implications médicales, sociales, et spirituelles de ces différents états, afin de savoir comment les appliquer au mieux pour soigner, développer la créativité et acquérir une certaine sagesse.

Pendant de nombreux siècles, des cultures indigènes ont utilisé des plantes médicinales pour induire avec méthode des états de conscience amplifiés et de type mystique. La science occidentale commence à peine à s’intéresser aux immenses ressources du savoir traditionnel concernant ces plantes et leurs effets. Nous poursuivrons nos buts en confrontant diverses perspectives, scientifique, anthropologique, et spirituelle.
Notre vice-président, le Dr. Steven Barker de l’Université de Louisiane, met au point un nouveau protocole ultra-sensible pour mesurer les émissions naturelles de la DMT et d’agents similaires dans le corps humain. Ceci devrait nous permettre de comparer les quantités habituelles avec celles qu’on relève lors des états de conscience amplifiés."

Le docteur Strassman sait que ses recherches ne feront pas l’unanimité. D’autres chercheurs ne manqueront pas de réfuter l’idée que la DMT peut permettre à nos cerveaux de percevoir la matière sombre ou des Univers parallèles, tels des plans d’existence habités par des entités conscientes...

Certaines recherches tendent à montrer que la DMT est une substance psychotrope puissante, mais aussi produite naturellement en très petites quantités par la glande pinéale.
Son usage pour ses propriétés psychotropes remonte à l'antiquité. La DMT est présente à l'état naturel dans de nombreuses plantes dont les Psychotria ou Anadenanthera, et dont certaines entrent dans la composition de préparations hallucinogènes artisanales comme le breuvage Ayahuasca ou la poudre à priser Yopo qui sont utilisés lors de cérémonies rituelles chamaniques.
Tout au long de l'histoire de l'humanité, la plupart des civilisations humaines ont utilisé des substances psychotropes dans des buts spirituels, divinatoires, médicinaux ou encore récréatifs.




samedi 19 novembre 2016

"OLGA KHARITIDI : LA CHAMANE BLANCHE"


Olga Kharitidi – La chamane blanche – Résumé

La chamane blanche (en anglais Entering the circle) est le premier livre d’Olga Kharitidi (les deux suivants étant : Le Maître des Rêves Lucides, et Michael Gate).

La chamane blanche

Présentation de l’éditeur : Alors qu’elle combat sans relâche la puissance et l’efficacité du chamanisme, une jeune et brillante psychiatre russe, Olga Kharitidi, est appelée à partir au cœur de la Sibérie à la rencontre d’une véritable chamane Oumaï. En l’initiant aux secrets de la guérison mentale, celle-ci lui fait découvrir la nature véritable de l’âme humaine. Transformée, confrontée à des expériences de plus en plus profondes, Olga Kharitidi finira par faire sienne cette magie, au point de l’intégrer à l’exercice quotidien de son métier.

Olga Kharitidi, psychiatre exerçant à l’hôpital de Novossibirsk, en Sibérie, est née d’une famille de médecins. Elle est jeune, aime son travail et se désole de la non réussite de ses compétences dans nombre de cas.

Arrive un jour où elle reçoit en consultation, en quelque sorte privée, Nicolaï jeune homme originaire de l’Altaï. Un jeune troublé car son oncle, avant de mourir, lui aurait confié ses talents.
Les circonstances de la vie conduisent assez vite Olga à accompagner une de ses amies, désireuse de soins chamaniques, jusqu’au village de Nicolaï.

A partir de là, on découvre qu’Olga, psychiatre, est assez rapidement initiée au chamanisme. Tant et si bien qu’à son retour à Novossibirsk, elle intègre dans sa pratique médicale son apprentissage de l’Altaï. Elle semble obtenir des guérisons spectaculaires.

Dans le cadre de son initiation, une consigne est donnée à Olga : ne passer à l’action que si et seulement si l’acte envisagé par elle doit apporter tout à la fois de la beauté, du bonheur, de la vérité, de la santé et de la lumière. Cinq conditions acceptables par tous.

Pour le reste, on ne s’attend guère à trouver une psychiatre « convertie » au chamanisme.

« Sous le soleil, les crêtes arrondies de ces montagnes anciennes formaient des motifs exquis d’ombre et de lumière. Cette douce beauté enserrée dans des montagnes rocailleuses m’offrait un spectacle que je n’avais jamais vu, et j’en fus littéralement suffoquée. » (p.70) 

Le prologue est curieux, il ouvre sur une expérience qui fait penser à une abduction (lumière dans le ciel qui s’agrandit, créé une sorte de tornade, emporte Olga qui est emmenée dans une autre réalité, rencontre des individus et est ramenée). C’est une expérience étrange qui n’est pas expliquée par la suite. Dans cette réalité qu’elle voit, elle est dans un endroit qu’elle ne connait pas, et dont elle n’a pas le souvenir dans sa vie. Dix hommes dansent en cercle, une femme est au milieu. Olga elle, a un corps immense, blanc, flottant, comme un nuage. Elle dit que les gens qu’elle voit vivent dans un passé très ancien et que par leur cérémonie, ils ont fait venir Olga jusqu’à eux afin de ramener la femme à la vie, en se servant de son énergie. Elle dit que ces gens savent comment voyager sur les « bateaux de Bélovodié » (p.16).



Le sujet des entités et des OVNIs revient à plusieurs reprises dans le livre car un des patients de l’hôpital psychiatrique sibérien où elle travaille a été retrouvé au milieu de nul part, dans un état pitoyable. Cet ancien militaire de l’armée rouge, de 17 ou 18 ans, disait voir des extraterrestres qui le pourchassaient ou harassaient. « Le malade a été trouvé dans la forêt à 25 km de la ville. Il courait sur la voie ferrée en sens inverse du train qui arrivait sur lui. Après son arrestation, il n’a pas su donner d’explication. (…) Parle tout seul. On comprend parfois qu’il voit des passagers d’OVNI autour de lui. » (p.21) Ce sujet ne reviendra pas aussi explicitement par la suite, c’est plutôt l’aspect chamanique qui est développé.

Déjà dans le premier chapitre, Olga mentionne ses doutes par rapport à la psychiatrie, et rapporte les propos d’un collègue pour qui l’hôpital est une nef de fous géante, avec des médecins qui ne savent pas ce qu’ils font. « Nous ne pouvons que naviguer à l’aveuglette sur l’océan de la réalité qui nous entoure, en croyant que nous savons ce que nous faisons. Nous poursuivrons notre navigation vers des caps que nous ignorons parce que nous ne pouvons pas nous arrêter. » (p.28)

Un des patients d’Olga, Nicolaï, a un oncle chaman qui lui a transmis son pouvoir à sa mort. Le patient se rend compte qu’il doit aussi être chaman ou, comme ils disent, un « kam » (il entend sans arrêt son oncle lui parler dans la tête). « Après la mort de mon oncle, j’ai eu beaucoup de fièvre pendant cinq jours. Je ne mangeais pas, je ne disais rien, je ne savais même plus qui j’étais. Dans mon délire je le voyais tout le temps. Grâce au docteur du district, qui est venu me voir et m’a fait des piqûres, la fièvre m’a quitté. (…) J’ai commencé à entendre la voix de mon oncle me demander de me rappeler mes rêves. Sa voix me parvient maintenant sans avertissement. (…) Mon oncle ne m’a pas laissé le choix. Il m’a dit que je devais réellement devenir chaman. Sinon, mon état de santé s’aggraverait terriblement. » (p.37 et 46)

Olga part donc l’accompagner dans un village sibérien, vers le nord dans les montagnes de l’Altaï, surtout parce qu’Anna, une amie de ses amies, est malade, et souhaite rencontrer une guérisseuse que Nicolaï a évoqué. Pour Olga, c’est aussi l’occasion de « comprendre les événements étranges et inexpliqués qu’elle avait connu. » (p.65) Elle passe par Novossibirsk, puis Biisk, et il y a encore 3 heures de route jusqu’au village de montagne.

Localisation de Biisk, au nord de l’Altaï.

Olga et Anna s’installent dans l’ancienne maison du chaman mort. Elles rencontrent Maria, la mère de Nicolaï, puis rencontrent ensuite une autre femme, très puissante, chaman et guérisseuse, nommée Oumaï (du même nom que l’ancienne déesse de l’Altaï). Des histoires étonnantes sont relatées, comme une qui dit qu’à un moment des envahisseurs d’une religion voulaient exterminer les chamans :

« Il y a une centaine d’année, il s’est passé ici des événements qui ont beaucoup modifié l’attitude de mon peuple vis-à-vis des gens de passage. Des hommes étrangers à la population et au pays ont décidé d’apporter ici leur religion. Un jour, ils ont convoqué tous les kams, proches et lointains, à une cérémonie. Ils leur avaient dit qu’ils voulaient la paix entre les religions. Une trentaine de kams sont venus, avec leur tambour pour tout bagage. Les étrangers les ont tous enfermés dans une cabane en bois. Puis ils l’ont arrosée de pétrole et y ont mis le feu.
« La maison a brûlé pendant des heures, avec les kams dedans. Personne du village n’a pu faire quoi que ce soit. Alors que la maison n’était plus que cendres, trois des kams en sont sortis vivants. Les étrangers étaient terrifiés. Ils n’ont pas essayé d’arrêter les trois kams mais se sont éloignés de la maison calcinée et, pétrifiés, ont regardé les kams s’éloigner. Ceux-ci sont partis dans des directions différentes et ont continué à exercer leur activité. Mais, depuis ce temps, les kams accomplissent leurs rites en secret. Oumaï descend d’un des trois kams sortis du feu. » (p.82)

Le lac d’Akkem, en russe: Аккемское озеро, ou plus précisément lac de l’Akkem (l’Akkem étant une rivière signifiant « eau blanche » en moyen-altaï), est un lac de l’Altaï au sud-ouest de la Sibérie qui se trouve au pied du mont Béloukha.

Oumaï apprend beaucoup de choses à Olga. Elle va l’initier, comme l’explique le septième chapitre, qui marque un tournant décisif dans le livre. Oumaï permet à Olga de retrouver le « Lac de l’Esprit » :

« Vous êtes maintenant dans votre espace intérieur, dans le Lac de l’Esprit. C’est la première fois que vous y êtes consciemment. Chacun de nous a un espace intérieur comme celui-ci, mais chez la plupart des hommes, il se rapetisse à mesure que le temps passe. Tant que s’écoule notre vie, le monde qui nous entoure essaie de remplir cet espace intérieur, ce Lac de l’Esprit, et de le tuer. Leur espace est plein de légendes de soldats étrangers et il meurt.
Désormais vous avez fait l’expérience de cet espace qui est en vous. Vous le connaissez. Vous n’aurez plus peur du monde qui vous entoure. Votre espace ne sera plus jamais plein d’autre chose que de vous, parce que, après en avoir fait l’expérience, vous en reconnaîtrez la sensation et la pulsation. Vous continuerez de l’explorer. Plus tard vous apprendrez aussi qu’il y a un important Être Intérieur qui y habite. Il faudra que vous rencontriez cet Être Spirituel et que vous le compreniez. Je vous y aidera quand vous serez prête. (…)
Maintenant, poursuit-elle, écoutez le plus grand secret que je puisse vous révéler. Nous avons pour tâche de bâtir deux choses pendant notre existence physique : la réalité matérielle où nous vivons et notre Soi, c’est-à-dire le véritable être intérieur qui vit dans cette réalité extérieure.
Les deux tâches exigent une égale attention. Savoir maintenir l’équilibre entre l’une et l’autre est un art sacré et exigeant. Sitôt que nous en perdons une de vue, l’autre peut s’emparer de nous et nous asservir pour toujours. C’est pourquoi le Lac de l’Esprit, demeure de l’Être Intérieur, peut devenir chez tant de gens un lieu vide et mort. Ils se mettent à croire pour de bon que le monde extérieur est seul digne de leur attention. Tôt ou tard ils s’aperçoivent de leur erreur.
Pour vous, le danger principal n’est pas là, il n’est que dans l’exploration du moi. C’est pourquoi vous vous êtes tant intéressée à l’esprit des autres. Vous vouliez comprendre votre propre psychisme. (…) » (p.92-93)

Le mont Béloukha, situé dans les monts Katoun, est le sommet le plus élevé de l’Altaï à la frontière entre le Kazakhstan et la Russie.

Après cette initiation, Olga rencontre des hommes qui lui parlent du « Pays des eaux blanches« , de Belovodié, le « Shamballah » de l’Altaï. Ce mystérieux territoire sacré est lié au Béloukha, la plus haute montagne de l’Altaï. Olga reproduit une brochure qu’on lui donne. Celle-ci indique qu’en 987, le Grand Prince de Kiev Vladimir cherchait une nouvelle religion pour son pays, la « Rous ». Alors, un abbé d’un monastère grec lui apparut en songe, lui parlant de la légende de Belovodié. Il monta une expédition de 333 hommes, qui au fil des années ne donnèrent plus de nouvelles. Une seule personne parvint à atteindre la destination, et vécut cachée le restant de ses jours après être rentrée en Russie, 49 ans plus tard. On retrouve en quelque sorte le mythe de la Fraternité Blanche.

Vladimir le Grand, le Soleil Rouge ou encore Saint-Vladimir, est un Grand-prince du Rus’ de Kiev de la dynastie des Riourikides (né en 9587 et mort le 15 juillet 1015 à Berestova, aujourd’hui à Kiev), qui régna de 980 à 1015.

« Le pays de Belovodié n’est pas imaginaire. C’est une réalité. Les légendes populaires lui donnent bien des noms différents. C’est là qu’habitent les grands saints, les intermédiaires auprès du Monde d’En Haut. Ils ne cessent d’œuvrer ensemble, avec le Chœur des Puissances célestes pour aider et guider tous les peuples du monde. Leur royaume est celui du pur esprit, avec de merveilleuses flammes, porteuses de mystères charmants, de joie, de lumière, d’amour, d’inspiration, de bien-être, d’une noblesse inimaginable. Chaque siècle, sept hommes seulement dans le monde sont autorisés à pénétrer dans ce pays. Six en repartent comme moi, porteurs du savoir sacré; le septième reste. A Belovodié, les hommes vivent aussi longtemps qu’ils veulent. Le temps s’arrête dès que l’on entre dans le royaume. Ses habitants voient et entendent tout ce qui se passe dans le monde extérieur, et rien ne leur est caché. A mesure que mon esprit gagnait en puissance, j’ai reçu le don de voir au-delà de mon corps, de me rendre dans diverses cités, de savoir et d’entendre tout ce que je voulais. Le destin de mon peuple et de mon pays m’a été révélé. Un grand avenir nous attend. » (p.104, brochure écrite en 1893)

Le Mont Béloukha

Puis Olga, quelques chapitres plus loin, relate un souvenir de jeunesse intéressant, elle avait 18 ans et se trouvait à Novossibirsk. Etant tombée malade, elle rencontra un guérisseur également compositeur au conservatoire, à Koursk. Il ne semblait pas vieillir, et sa compagne non plus qui avait 43 ans et en paraissait 18.

« Ce que je fais, notamment, pour ralentir l’écoulement de mon temps personnel, c’est de prendre des photos. (…) Elle sortit un gros album de la bibliothèque. (…) Elle rajeunissait à chaque page, et je m’aperçus qu’elle me montrait sa vie en sens inverse, du présent vers le passé. (…) Je travaille tous les soirs avec avant de me coucher. Je commence par une photo récente et je vais en reculant, intériorisant chaque stade jusqu’à ce que j’arrive à cette photo de moi en bébé. Quand je m’endors je suis bébé. » (p.129) Cette technique est très proche de la récapitulation de Castaneda. Le guérisseur emploie également une technique sonore, une sorte de crescendo au piano qui induit une transe, lui permettant d’extraire la maladie du corps d’Olga en la faisant passer dans une mèche de cheveux qu’il coupe et qu’il brûle.

Pour en revenir à l’initiation d’Olga avec Oumaï, il est ensuite question d’un événement très intéressant, révélateur de ce que peut être un aspect négatif du chamanisme. Il s’agit des lignées. Mamouche, le chaman mort qui s’est uni à son patient, était d’une lignée, et seul pour lui comptait la lignée, car les chamans se transmettent leur pouvoir ainsi. « Mamouche, toi ou quiconque viendra après toi, vous n’êtes qu’un même et unique kam sous des formes différentes. C’est une lignée, et le kam c’est en fait la lignée, pas tel ou tel. Chacun d’entre vous pouvez être une personne distincte mais, par votre pouvoir, vous êtes un. Tu dois donc maintenant t’ouvrir entièrement à ce pouvoir issu de Mamouche et ne faire qu’un avec. » (p.137) Nous retrouvons ici l’idée du culte des ancêtres et de de la shaktipat. Olga se voit presque forcée d’accepter ce pouvoir, dans un cauchemar où elle est violemment attaquée.

Quand Olga évoque cet incident à Oumaï, celle-ci lui confirme qu’elle a bien fait de ne pas rejoindre la lignée. Elle apprend que la lignée de Mamouche survit parce d’autres meurent :

Les pierres à cerf de Sibérie : Les dessins des pierres et la présence de restes sacrificiels pourraient suggérer un but religieux, peut-être un lieu privilégié pour des rituels chamaniques. Les archéologues ont recensé plus de 900 pierres à cerf en Asie centrale et en Sibérie du Sud.

« Les kams étaient censés ne maintenir qu’une seule lignée immortelle, mais il y en a plusieurs. Mamouche et toi appartenez à des lignée différentes. Olga, il faut que tu partes d’ici dès aujourd’hui. Si tu restes, comme Mamouche le demande, il cherchera à détruire ta lignée. Il maintient la sienne en utilisant la mort des autres. Les kams ont toujours fait ça. S’il conserve son immortalité, c’est parce que d’autres meurent. Tu es une grosse prise pour lui. Il veut t’apprendre à accepter la mort et donc t’amener à refuser l’immortalité. Or, ce n’est pas ce que tu es censée faire; pour ta part, tu dois accepter l’immortalité. »  (voir p.148, et 150 sqq).

Puis Olga apprend que soigner c’est faire revenir l’âme dans la personne. C’est la question du « tchoula »… Olga a dû attraper à main nues un faon pour s’emparer de son « tchoula », et l’intégrer dans son tambour. Cet épisode est très proche de la capture du cerf relatée par Simon Buxton. « Tout être en ce monde a son tchoula. Quand tu soigneras une personne qui l’aura perdu, tu partiras à sa recherche et tu l’attraperas par la poignée de ton tambour. Puis tu le ramèneras vers le présent et le pousseras à coups de marteau dans l’oreille gauche du malade. C’est comme ça que tu lui rendras son tchoula disparu. » (p.140)

Quand Olga croise à nouveau la mère de Nicolaï, elle en profite pour en savoir plus sur Belovodié. Elle apprend alors une légende à ce propos :

« La déesse Oumaï habitait autrefois avec son mari, Altaïding Aezi, le souverain de l’Altaï, dans le Grand Nord. Un jour le poisson géant, un monstre nommé Ker-Doupa, retourna la Terre la tête en bas. Il avait toujours fait beau dans l’Altaï, mais une fois que Ker-Doupa eut changé le sens de rotation de la Terre, il y fit très froid. Altaïding Aezi monta jusqu’aux cieux demander de l’aide aux Grands Bourchans, les êtres spirituels les plus puissants à l’époque. Tandis qu’il allait de Bourchan en Bourchan à la recherche d’Ulgen, le plus éminent de tous et le seul capable de remettre la Terre à l’endroit, il faisait de plus en plus froid dans l’Altaï. [Note : Ulgen est dérivé d’Ulkar, la constellation des Pléiades – p.262]
Pour que ses enfants ne meurent pas gelés, Oumaï les changea en pierres et en pitons rocheux. Quand elle eut transformé ainsi ses deux fils et quatre de ses six filles, elle partit en tenant les deux dernières par la main vers la pointe méridionale de l’Altaï pour chercher de la chaleur. Elle y mourut de froid avec ses enfants, et leurs corps ont formé une montagne à trois pointes. Celle du milieu est la tête d’Oumaï, et les deux pics plus petits de part et d’autre sont les têtes ds filles. Cette montagne, c’est le Beloukha.
– Voilà une histoire intéressante, fit Anna, en sirotant sa tisane. On m’a dit que le Beloukha s’appelait aussi Ak-Sumer, ou Eté Blanc. C’est un nom que l’on retrouve dans la mythologie bouddhiste où il désigne la montagne située au centre du monde. » (p.144) 

L’un des hôpitaux psychiatriques de Novossibirsk 

Après son retour à Novossibirsk, l’exploration du monde invisible n’est pas terminé, comme en témoignent plusieurs expériences décrites dans le livre, dont l’une d’elle conduit à ces explications sur la « création de la réalité » :

« – Je voudrais mieux comprendre comment nous créons. Je commence à mieux saisir ce qu’est créer sa réalité, mais je n’ai pas bien compris ce que tu disais quand tu parlais de créer l’être qui habite cette réalité.
–  Regarde-toi et ceux qui t’entourent. La seule et unique occupation de chacun à tout instant est de se faire un moi. Ils ne cessent de s’adresser à cet être qui change et se développe en essayant de lui donner forme.
« Les hommes s’y prennent en gros de trois façons. Ils évoquent mentalement le passé et le refont en modifiant ou supprimant ce qui ne correspond pas à l’être qu’ils souhaitent créer et en grossissant ce qui les aide à vivre. Ils pensent aussi à l’avenir, imaginant ce qu’ils vont faire, l’aspect qu’ils auront, les biens qu’ils auront acquis, comment autrui les accueillera.
 » La troisième, c’est le lien avec le présent. Les hommes reflètent immédiatement l’image qu’autrui se fait de leur personne et de leurs actes. Certaines des réactions d’autrui renforce leur ego d’autres le détruisent. Ils constatent qu’ils attirent certaines personnes et pas d’autres. Généralement, quand ils se trouvent en compagnie de gens qui ne renforcent pas leur ego, ils éprouvent un sentiment que l’on pourrait qualifier d’aversion pour ces personnes. Inversement, quand ils s’estiment soutenus par ceux qui les entourent, ils suscitent en eux un sentiment d’amitié pour ces personnes-là. C’est ainsi que les hommes combinent le passé, le présent et l’avenir pour se créer. Si tu es attentive, tu le constateras chez n’importe qui, dans n’importe quelle situation. Regarde autour de toi. Tu en verras de nombreux exemples.
Mais une fois que tu auras saisi tout ce que tu pourras de ce processus, tu en viendras à l’existence de l’autre Moi, qui sait tout cela et en est indépendant. C’est ton Moi du Cœur  point de départ de toute magie et de toute liberté véritables et source du grand art de la décision. » (p.166)

Nikolai Kozyrev

Plus tard, Olga rencontre le directeur d’un laboratoire de physique quantique, qui a mis au point des applications concrètes de la dualité onde-particule (p.176 sqq), à partir des découvertes de Nikolai Aleksandrovich Kozyrev. Cet astrophysicien avait côtoyé des chamans dans un goulag de Sibérie. Il avait développé une théorie du temps, qui selon lui est de nature « substantielle », c’est-à-dire que le temps aurait une solidité qui pourrait changer selon la configuration de la planète. Il serait « plus ou moins solide d’un endroit à l’autre » (ce qui expliquerait le phénomène des vortex).

Avec son équipe, le docteur a conçu une machine qui est comme un tube recouvert de miroirs à l’intérieur. Avec des fréquences sonores et de la musique, la personne qui se trouve à l’intérieur peut changer de réalité. « Nous nous sommes aperçus que l’on pouvait ainsi modifier le sens du temps et de l’espace chez la personne qui est à l’intérieur. » (p.149) Olga rentre dans la grande machine et tente l’expérience. Elle sera directement mise en contact (p.191 sqq) avec un « autre courant de l’humanité » qui serait lié au Pays des Eaux Blanches, des individus très évolués (p.193). Ces individus confirment qu’Oumaï est liée à Belodovia. Ils expliquent que nous sommes à la fois particules et ondes, et que notre âme est de nature ondulatoire, qu’elle peut donc « aller partout et s’arrêter n’importe où« .

« Les hommes de ton flux de réalité ont progressivement acquis le corps d’un nouvel organisme, et maintenant le moment est venu pour lui d’émerger et d’intégrer son stade de développement à d’autres branches de l’humanité. Ton peuple connaîtra une formidable mutation personnelle. Peut-être croira-t-on que c’est la fin du monde. Par bien des côtés, ce sera vrai, car une grande partie du monde ancien fera place à un nouveau mode d’existence. La structure psychologique de chacun sera transformée, le vieux modèle de réalité étant devenu insuffisant. Ton peuple connaîtra et apprendra à comprendre une autre nature de l’être » (p.194)

Ces êtres ajoutent alors que l’humanité fragmentée possède l’équivalent d’un « Moi du Cœur », et celui-ci se trouverait justement à Belovodié. Les êtres disent qu’avec les changements en cours, nous aurons des interactions directes avec d’autres facettes de l’humanité – des habitants d’un autre monde. Ils prédisent en quelque sorte qu’un certain nombre de personnes vivront ces « transformations ». Ils annoncent aussi la découverte d’une prêtresse dans le sud de l’Altaï.

Suite à ses expériences, elle reçoit le don de parler directement à l’inconscient des autres, ce qui lui permet d’effectuer des « guérisons miraculeuses » sur ses patients. Elle a aussi des expériences où elle voit le monde à partir du cœur (pour une comparaison, se référer à cet excellent article ).

Olga intègre par la suite des techniques de guérison chamanique (cire, danse, etc) à l’hôpital psychiatrique. En général, il faut un choc pour que la personne quitte sa programmation et libère l’énergie de l’inconscient. C’est ce qu’a fait Oumaï à une amie d’Olga, dans une expérience forte décrite au début du livre.

« Les maladies de l’esprit n’ont que deux causes, qui sont parfaitement opposées l’une à l’autre. Une personne peut devenir folle si son âme, ou une partie de son âme, est perdue. Cela se produit d’habitude quand son âme lui a été volée. Mais il se peut même parfois que cette personne décide inconsciemment de s’en défaire, peut-être en échange d’autre chose. La deuxième façon de devenir fou, c’est de se laisser envahir par un pouvoir étranger. » (p.211) « Si tu te trompes de cause, tes soins vont nourrir le mal et l’aggraver. »

La fin du livre relate une expérience du physicien quantique dans la machine à miroir de son laboratoire. Il s’est enfermé à l’intérieur et s’est retrouvé à parler avec un homme en blanc qui lui a expliqué toute l’histoire de Belovodié. C’est un des passage les plus intéressants du livre.

La légende de Bélovodié

Après une catastrophe majeure, le nord de l’Eurasie a gelé. Une civilisation très raffinée avait fleuri au nord de la Sibérie où le climat était très doux. Une petite élite avait prévu la catastrophe. L’élite préserva le savoir acquis. C’était un savoir « lié à la dimension intérieure de l’esprit ». « Avant la catastrophe, leur société toute entière était dotée d’une merveilleuse intensité spirituelle, qu’on ne retrouve, dans ta culture matérialiste, que chez très peu de gens. Ils détenaient une sagesse psychologique incroyable. Ils savaient maîtriser leur sens personnel du temps et avaient appris à communiquer par télépathie sur de grandes distances. Ils possédaient l’air de prévoir l’avenir, et leur structure sociale était la plus efficace qui ait jamais existé. »

Note :
Ce texte évoquant une inversion du globe, le sud devenant le nord et inversement, on peut se demander si à l’époque, cette zone n’était pas occupée par une civilisation opposée à celle de l’Atlantide. Nous n’en aurions pas de traces, car toute construction n’étant pas en pierre disparaît avec le temps. (cf. Lev Goumilev). Le cataclysme aurait alors provoqué l’extinction de l’Holocène, il y a 12,800 ans environ. Voir à ce propos Mondes en collision de Velikovsky.

Peut-être il y a-t-il un lien entre l’Altaï et le Japon, qui a une grande importance chez Nakazono. On peut aussi se demander ce que sont les énigmatiques structures métalliques de la « vallée de la mort » en Sibérie.

Il y eut alors des migrations passant par l’Altaï, qui devint un creuset culturel. Le peuple s’en alla vers le sud, tandis qu’une minorité est restée au nord. La culture du peuple partie vers le sud s’est modifiée, se tournant vers la matérialité à cause des conditions de vie difficiles. Cependant, les migrations donnèrent lieu à des courants spirituels importants :

« L’un de ces courants a atteint le territoire de l’Iran moderne, où le savoir spirituel dont il était le détenteur s’est manifesté avec le zoroastrisme. Plus tard, cette même branche a transmis au christianisme beaucoup de son savoir. [Note : s’agit-il du gnosticisme et manichéisme ?] Un autre groupe a émigré vers l’Inde et le Pakistan actuels, et en même temps qu’il y établissait une société, a donné le jour au trésor de la tradition védique. Le bouddhisme tantrique, qui appela Shambala le lieu du savoir primordial, fut en communication directe avec celui-ci durant des siècles. Ceux qui sont partis vers l’Ouest sont entrés dans l’histoire sous le nom de Celtes, liés à la source commune par le biais des cérémonies druidiques. Ainsi, la postérité mystique de cette ancienne civilisation a fait de l’Altaï la source première de bien des grandes civilisations du monde.

Il y a toujours eu, dans chacune de ces traditions, des gens en contact direct avec Belovodié. De temps en temps, un peu du savoir de Belovodié a été communiqué à ta civilisation. Par exemple quant l’humanité était très menacée, comme pendant les deux guerres mondiales. Cette science vous est communiquée maintenant encore en raison du pouvoir que vous avez accumulé, et qui peut engendrer toutes sortes de catastrophes. Belovodié se rend accessible à vos consciences pour vous protéger et vous montrer d’autres modes d’existences. » (p.252-253)

La roue du temps ou roue solaire est un symbole que l’on retrouve fréquemment chez les peuples sibériens. Il semble lié à cette ancienne civilisation éclatée.

La fin de l’ouvrage est consacrée aux liens entre ces traditions spirituelles, qui prouveraient leur origine commune. Sont passés en revue les adeptes de Krishna, les anciens Nippons, les divinités du bouddhisme et de l’hindouisme, le tantrisme du Kalaçakra, la tradition zurvanite, et en particulier le système de Gurdjieff (voir cet excellent article !)

« L’accumulation de la connaissance par les uns dépend du rejet de la connaissance par les autres. Il y a, dans la vie de l’humanité, des périodes qui coïncident généralement avec le commencement du déclin des civilisations, où les masses perdent irrémédiablement la raison… De telles périodes démentielles, concordant souvent avec des cataclysmes géologiques, des perturbations climatiques, et autres phénomènes de caractère planétaire, libèrent une très grande quantité de cette matière de la connaissance. Ce qui nécessite un travail de récupération, faute de quoi, elle serait perdue. » – Gurdjieff, cité par Ouspensky dans les Fragments d’un enseignement inconnu.

Gurdjieff aurait évoqué la roue du temps, qui est la « porte mystérieuse » des soufis. Il a été étudié par le docteur Vassiliev, qui a dirigé un groupe Gurdjieff en Russie. Ce concept est développé par Olga Kharitidi dans Le Maître des Rêves Lucides – Au coeur de l’Asie une psychiatre russe apprend comment guérir les esprits du trauma.


http://newsoftomorrow.org/esoterisme/chamanisme/olga-kharitidi-la-chamane-blanche-resumeextraits